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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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Sectionl.

Histoiredes Athé-niens.

tie, dans lespérance que sil pouvoit avoir part à rétablissement de rOJjrgarchie, Alcibiade seroit obligé de prendre dautres mesures. IlyavoitaulUà Athènes un certain Antiphon , qui sétoit rendu si redoutable par son élo-quence, que le Peuple lui avoit défendu de parler en public. Cet hommeforma un nouveau Plan de Gouvernement, quil communiqua à Py/andreCe dernier, qui écoic devenu très populaire, proposa, pour faire passer soplan en question, que dix hommes fussent revêtus du pouvoir détablir dsnouvelles Loix & dalcérer les anciennes comme ils le jugeraient à propos-Lélection de ces dix Législateurs étant faite, ils convoquèrent une Asse m *blée du Peuple à Colone , qui étoit un endroit hors de la Ville. Au-lieiidun Corps de Loix, ils nen proposèrent à cette Assemblée quune seule*qui étoit, que chaque Athénien pût dire librement son avis ; ce qui ayant e- accordé, Pysandre offrit son plan, qui revenoit en substance à ceci. Ondevoit abolir Y ancienne forme de Gouvernement, & choisir cinq Prytanes,qui nommeraient cent hommes, dont ils feraient partie. Chacun de cescent en associerait trois à fa volonté, ce qui faifoit en tout quatre cens, aux-quels on donnerait un pouvoir absolu. Ces quatre cens dévoient appellesauConseil cinq mille Citoyens, quand ils le jugeraient à propos. Ainsi ssrit lancien Gouvernement d 'Athènes, dont le Peuple commençoità fedé*goûter, fans être fort charmé du nouveau ; mais ceux qui en a voient forméle projet, étoient dhabiles gens, qui employèrent la force pour l'introduire.Quand lAssemblée fut séparée, les quatre cens, armés de poignards, &accompagnés dune garde de six vingts hommes, entrèrent tout-à-coupdansleSénat, & contraignirent les Sénateurs de se retirer, après leur avoir paysce qui leur étoit de leurs appointement Après cetactedautorité,pc r 'sonne ne songea 3 faire la moindre résistance , ne sachant à qui s'adresser-Le nouveau Sénat élut des Prytanes , ou Présidons, tirés de son proptsCorps, & affermit son autorité par les moyens les plus violens, c'est-à-di reen faisant mettre en prison les uns, & en massacrant ou bannissant les au-tres: cependant ces cruautés ne furent pas de longue durée, & les quatrecens, dès-quils eurent écarté leurs ennemis, gouvernèrent avec assez dedouceur. 11s envoyèrent des Ambassadeurs à Agis, qui étoit avec une A»mée Lacédémonienne à Dècèlêc , pour lui dire quils étoient disposés à enteN'dre à un accommodement, & que les Spartiates pouvoient plus se fier àeux qu'à un Gouvernement Populaire; mais Agis ne fut pas de ce senti'ment, ne pouvant simaginer que les , qui avoient été si épris de

la Démocratie, restassent longtems soumis à une Oligarchie, établie plu-tôt par lhabileté dun petit nombre, que par un effet delinclination géné-rale des Citoyens. Ainsi il laissa partir les Ambassadeurs fans réponse, ^ayant informé les Lacédémoniens de leurs propositions, il fit en sorte quo°envoya un renfort considérable en Attique. Dès-que ce renfort fut arrivé*

520 HISTOIRE DES ATHENIENS.

Dès-que Pysmdre & ses Associés furent de retour de lArmée, ils accu-sèrent Phrynique devant le Peuple, & le firent rappeller. Cétoít, suivantThucydide , un homme dune prudence consommée, habile, & ausîì hon-nête-horame que la corruption de son tems pouvoit le permettre. A sonretour. il crut devoir suivre le torrent, & se déclara contre la Démocra-