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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DES ATHENIENS. Liv.I. Ch.XVIII. 521il prit le chemin àAthènes , ne doutant nullement que les ennemis de lOli- Sectiongarchie ne se soulevassent à son approche, & ne renversassent le Gouver- r *nement établi, ce qui jetteroit la Ville dans une telle confusion , que lesLacèdémoniens pourroient sen rendre maîtres avec la dernière facilité. Mais de - s Athi 'il sapperçut bientôt quil sétoit trompé, les Athéniens ayant défait quelquespartis quil avoit envoyés pour les attaquer , & sétant rangés en si bonordre devant leur Ville, quil crut ne pouvoir mieux faire que de regagnerson ancien poste, d il renvoya à Lacédémone le dernier renfort quil a-Voit reçu.

Les Quatre-Cens lui députèrent ensuite de nouveaux Envoyés, qui furenttraités avec plus de civilité quauparavant, & cest tout ce que nous pou*

Vons dire de leurs Négociations. On jugea auíîì à propos denvoyer dix Dé-putés à tSiïftfoy, pour faire entendre à lArmée, qui étoit généralement por-tée pour la Démocratie, que le Gouvernement actuellement subsistant-thènes étoit Démocratique , & en ce genre le plus parfait de tous; lAu-torité Souveraine ne résidant pas dans les Quatre-Cens, mais dans les Cinq*

Mille, nombre plus grand que celui gui eut jamais formé l'Assemblée d uPeuple: mais ces Députés furent à peine partis d/ff/tineí, quon vit arriverdans cette Ville des Députés de lArmée, pour signifier de fa part quelleavoit rétabli la Démocratie à , & prétendoit maintenir lancienne for-me de Gouvernement. Les Quatre-Cens, irrités de ce discours, firent met-tre en prison quelques-uns des Députés; mais un certain Carias, qui étoitVenu de lArmée, trouva moyen dy retourner , & fit en arrivant un por-trait affreux de létat des choses à Athènes . Son rapport causa une sédition,qui auroit pu être fatale à lEtat; mais on trouva moyen de calmer ces pre-miers mouvemens, & les Généraux Thrafyle & Thrasybule se contentèrentde faire promettre par serment à tous les Soldats, quils feroient tous leursefforts pour rendre le pouvoir au Peuple , quils combattroient contre lesLèloponnéficns & les autres Ennemis d Athènes, & quils n'obéiraient jamaisaux Quatre-Cens, ni nauroient la moindre liaison avec eux. Après avoir ob-tenu deux ces promesses, ils les encouragèrent à ne se pas départir des me-sures qui venoient d'être prises, en leur représentant que ce nétoient paseux qui fe rendoient coupables dinfidélité envers la Ville, mais la Ville mê-me qui étoit infidèle á leur égard ; que leurs forces étoient supérieures âtoutes celles que les Quatre-Cens pouvoient envoyer contre eux; & que sû-rement Alcihiade viendrait les joindre , & leur procurerait du secours dela part de T[ffapherne & du grand Roi. Ces discours produisirent leur effet.

Les Soldats firent tout ce quon exigeoit deux, déposérentpiusieurs de leursChefs, à la place desquels ils en élurent dautres;&, quand leurs Générauxle demandèrent, allèrent offrir le combat aux Peloponnéjtens. A la réquisi-tion de Thrasybule ils rappelèrent Alcibiade, qui, à son arrivée,fit à lAr.mée une harangue très éloquente, dans laquelle il fit voir que 1 injustice deses compatriotes étoit la source de fes malheurs, & que 1 Etat étoit expo- au plus affreux danger. II fit valoir sur-tout le pouvoir & la bonne vo-lonté de Tissapherne. A la-vérité il nétoit pas trop persuadé de ce dernierarticle : cependant il ne crut faire en cette occasion aucun tort aux Athé-Tome 1 F. V v v