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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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I.

HiSloiredes Athé-niens.

536 HITOIRE DES ATHENIENS.

nement Démocratique eut été rétabli à Athènes , Socrate fut condamné &mis à mort. Ce Philosophe nétoit pas seulement tel de nom, mais auífldeffet, ayant fait paroître, non seulement par ses discours, mais auflì p«rses actions, la plus admirable sagesse. Comme Homme de guerre, il sétoictrouvé à plusieurs combats, dans un desquels il sauva la vie à Alcibiadejdans un autre combat, il emporta un de ses amis qui étoit blessé; & dansun troisième, il marqua autant découragé ôt de conduite que les Générauxles plus expérimentés. Dans toutes les campagnes qu'il fit, il fe distinguapar fa patience à endurer toutes sortes de fatigues, par fa promtitude àexécuter ponctuellement tout ce qui lui étoit commandé, &par la douceur& la facilité de ses mœurs; car quoìquil fût très sobre, il ne refusoit ce-pendant pas de se trouver à quelque festin, & de boire à peu près com meles autres- 11 ne voulut se mêler des affaires dEtat que quand il fut par-venu à un âge assez avancé, &fut alors choisi par fa Tribu pour êtreMembre du Sénat. II s'opposa, comme nous savons dit, au jugementrendu contre les Généraux, pour navoir pas fait enterrer les morts, quoi'que ce jugement eût été sollicité par Théramène, qui étoit de ses amis-Quand il fut question de mettre la sentence par écrit, comme il y étoitobligé par sa charge, il dit quil ne savoit pas bien les termes de la Loi ,& à la fin il le refusa absolument. Dans la fuite il semploya'en faveurde Théramène , quand ce dernier fut accusé par ses collègues. Aprèsla mort de cet ami, Socrate continua à dire librement ce quil pensoit, cequi donna quelque ombrage aux Trente, qui lépargnérent néanmoins,à cause que Critias étoit son intime ami. Parlant un jour à Antiflhène deplusieurs Grands-Hommes qui venoient dêtre mis à mort par ordre de®Trente: Avez-vous regret, lui dit-il, que nous nayons rien fait de me- morable,ni qui puisse être comparé à ce quont fait ces Monarques- lébrés dans les Tragédies, comme Atrée, Thyejìe , Agamemnon & Egijlhe? Dans ces Pièces, on les décapite, ou leur donne à manger la chair de leurs en fans, & leur fin est sûrement tragique; mais aucun Poëtena ja- mais eu la hardiesse de mettre sor le Théâtre la mort d un Pourceau"-Un jour, dans une conversation publique, il sexpriina de la manière fui'vante : Il y auroit bien peu de sincérité à un Berger qui verroit son Trou* peau empirer & diminuer de jour en jour par fa faute, & qui cependant ne voudroit pas avouer quil est un mauvais Berger: mais il y auroit mom 5 de sincérité encore au Gouverneur dune Ville, qui verroit ses Citoyen 5 fondre à rien, & refuserait néanmoins de reconnoitre quil est un mauvais

Gou'

V

Statue d 'Alcibiade fur son sépulcre, & ordonna qnon lui sacrifiât annuellement un Taures*Ephore lHistorien, cité par DioJore de Sicile, rapporte tout autrement les circonstancesfa mort. II dit qa' Alcibùide ayant démêlé que Cyrus le jeune a vol t deíîêin de prendre Karmes, en informa Phamabaze, & pria ce Seigneur de mander la chose au Roi ; mais qrtePharmbaze, lui enviant lhonneur de cette découverte, envoya en Lotir un de ses cotm-dens, pour en avoir seul le mérite. Alcibiade, soupçonnant ce qui se passoit, se rendit c 11Paphlagonie , & tâcha dobtenir du Gouverneur de cette Province des Lettres de créance pou sle Roi; ce que Phamabaze neut pas plutôt appris, quil loua des aílaifïns pour le tuer. AI*(ibiaile étoit dans fa quarantième année, quand il fut aslàffiné (i).

fi) Plut, in vit. Aleib, Diodor, sisal, L. XIV, Coin, Nep. m yi t , Alcib. Athen. in Deipn 0 **