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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DES ATHENIENS. Liv. I. Cil XVIII. S 6 ime injurieuse à leur Liberté. Phocion , consulté sur ce sujet, répondit quii é- Sectiontoit davis quon fît partir les Galères fur le champ; car, ajouta-til,y«y^«à ce I.que vous puijjìez vous mettre vous-mêmes à la tête de la Grèce, il vous convient Histoiredêtre amis de ceux qui occupent ce pofte. Harpalus ^ un des Généraux à'Alexan- des Atht.dre , ayant manqué à son devoir à plusieurs égards, & craignant le ressentiment niem 'de ce Prince, senfuit avec dimmenses trésors, quil avoit pillés en AJìe. A- '

thènes fut la Ville quil jugea la plus propre à lui lërvir de retraite. II sy ren-dit dans cette idée ,& apporta son butin avec lui, ne doutant pas quil ne syfît des amis, puifquil avoit de quoi en faire. La plupart des Orateurs vin-rent dabord le trouver , pour savoir en quoi ils pourroient lui être utiles,

& à quelles conditions. Pour ce qui est de Dêmojtliène , il fit une harangue,dans laquelle il conseilla ma Athéniens de renvoyer Harpalus. ^ qui tout bienexaminé ne valoit guères mieux quun voleur, & de ne pas avoir limpru-dence de jetter leur Ville dans une guerre pour un très injuste sujet : maisquelques jours après Harpalus , comme on faisoit linventaire de ses biens,sétant apperçu que Dêmojtliène prenoit plaisir à considérer une coupe duRoi, il le pria de la soupeser, pour juger lui - même du poids de lor. *tnojlbène layant prise demanda combien elle pesoit: Pour vous , dit Harpalus ,elle peut bien être de vingt talons ; & le soir même il la lui .envoya. Le lende-main Dèmojìhène sc rendit à lAssemblée , le cou bien enveloppé de lainesde bandelettes. Le Peuple lui ordonna de parler ; mais il le refusa, faisantsigne quil avoit une extinction de voix. Quelques Plaisons dirent que ro-tateur avoit été surpris la nuit, non dune cjquinancie , mais dune argyrancie.

Harpalus sovoit bien que Phocion scroit beaucoup plus difficile à corrom-pre ; cest ce qui le détermina à lui envoyer jusquà 700 talens ; en ajoutantquil pouvoit outre cela disposer de sa personne K de ses biens : mais Pho-eion parla avec le dernier mépris a ccux quHarpalus avoit chargés de cetteCommislîon, avec menace de ne sen pas tenir aux simples paroles, sil çon-tinuoit à corrompre ceux qui avoient quelque pouvoir fur le Peuple. Quandlaffaire fut portée la dernière fois devant l'Assemblée , ceux qui avoientreçu de largent d 'Harpalus , furent, pour mieux cacher leur jeu , les pre-miers à linsulter ; au-lieu que Phocion marqua être si sensible à son malheur,se traita avec tant de douceur, que ce misérable eut la hardiesse de lui°ffrir de largent pour la seconde fois, mais inutilement. A la si n Athé-

niens chassèrent Harpalus de leur Ville, & ordonnèrent à lAréopage dinfor-*her contre tous ceux qui sétoient laissés corrompre. Ce Conseil examinaj affaire, & condamna en particulier Dèmojìhène à une amende de 50 ta-' 6 ns, pour le payement desquels il fut mis en prison ; mais il trouva^oyen de sen échapper, & sc retira à £gsoe,oùilresta juíquaprès la mortAlexandre , qui arriva peu de tems après ( a ).

Ce grand évènement donna une nouvelle face aux affaires de la Grèce.j-es Athéniens avoient été fort irrités contre lui,pour avoir voulu leur en-Wer Samos , dans le dessein den remettre en possession les anciens habitans;

3 U 1 ÎÌ quand AJclépiade , fils dHipparque, porta à Athènes les prémières nou-illes de cette mort, le Peuple accourut aussitôt au Marché , ou plusieurs

(«I Diodor. Sicul. L. XVII. Plut. in vit. Demosth. & Phocion, Justin. L. XI. & XII.

Tome IV. Bbbb