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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DES LACEDEMONIENS. Liv. I. Ch. XIX. 577vant être faits quà coups de hache, & leurs portes uniquement à Jaidedu- Histoirene scie. Pour leurs ustenciles, ils étoient entièrement les mêmes chez tous f s Lacéles Citoyens, afin de prévenir le luxe. démontent,

La troisième Table comprendra les Loix concernant les Citoyens. Pré*mièrement, leur nombre devoit égaler exactement celui des portions danslesquelles la Ville avoit été divisée ; & sil arrivoit quil y en eut davan-tage , ce surplus étoit employé à former des Colonies. Les Loix au su-jet des Enfans, avoit quelque chose dinjuste & de cruel ; car, dès-quunfils étoit, le Père étoit obligé de le porter dans un endroit marqué,les hommes les plus graves de fa Tribu examinoient lenfant; que si, a*près cet examen, ils le trouvoient sain & bien fait, ils le rendoient à sonPère pour être élevé; sinon, on le jettoit dans une caverne, qui étoit aupié du Mont Taygète. Cette Loi, barbare en elle-même, ne laissa pas deproduire un bon effet, en rendant les femmes, pendant quelles étoientenceintes, soigneuses de ne donner dans aucun excès qui pût nuire à leurfruit. La même cause fit aussi que les Nourrices Lacédêmoniennes furentrecherchées dans la fuite par dessus toutes les autres de la Grèce. Les E-trangers ne pouvoient pas faire un long séjour à Sparte , Lycurgue ayantjugé que leur commerce ne manqueroit pas à la longue de corrompre lasimplicité des mœurs des Spartiates. Par la même raison il étoit défenduaux Citoyens de voyager, à moins que le bien de la République ne le de-mandât. Ceux qui dans leur jeunesse navoient pas été élevés suivant lesLoix , ne pouvoient jouir daucun des privilèges de la Ville , parce quilnétoit pas raisonnable que quelquun, qui navoit pas été soumis aux Loixdurant fa jeunesse, en tirât quelque avantage, étant devenu homme. Onne conféroit jamais demploi public à un Etranger; mais quand on croyoitavoir besoin demployer quelquun qui nétoit pas Sujet de la Républi-que, on commenjoit par laggréger au nombre des Citoyens , après quoion lui donnoit le poste quon jugeoit lui convenir.

Nous comprendrons fous une quatrième Table les Loix touchant le Ma-riage. Le Célibat pour les Hommes étoit réputé infâme, A puni dune fa-çon extraordinaire ; car, prémièrement, le vieux Garçon étoit obligé dese promener au cœur de lhiver fur la Place publique : secondement, en sepromenant il devoit chanter une chanson satyrique contre lui-même : A,en troisième lieu, on ne lui rendoit aucun des honneurs quon payoit fanscela à ceuxdun âge avancé ; parce quil nétoit pas raisonnable que les jeu-nes gens témoignassent des sentimens de vénération à des hommes qui a*voient résolu de ne point laisser denfans, qui pussent leur marquer de pa-reils sentimens quand ils feroient parvenus à la vieillesse. Le tems avantlequel on devoit se marier étoit fixé aussi, & lon intentoit une action enJustice à celui qui le laissoit passer ; ce qui avoit lieu aussi à légard de ceuxqui se marioient au dessus ou au dessous de leur condition. De grands pri-vilèges étoient accordés à ceux qui avoient trois enfans ; & ceux qui en a -Voient quatre, ne payoient pas la moindre taxe. On ne donnoit point dedot aux Filles, à cause que le manque de bien ne devoit pas naturellementEmpêcher un homme de suivre son panchant, ni quelque riche dot lenga-ger à se faire violence. Quand un mariage étoit conclu & arrêté, lAmantTome IF Dddd