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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ITALIE. Liv. XXIV. Cn. I. 2Z

gereuse dont il avoit été attaqué depuis fa défaite ; mais il écrivit à Lam- Sectiojï'bert Duc de Spolete & à Gui Duc de Camerino son frere, d’aíïister le Pape *•contre les Infidèles. Le Pontife accompagné de ces deux Ducs alla dansle mois de Janvier 877 à Salerne & à Naples; il engagea Waifre ou Guai- pj^l'lnfre Prince de Salerne à rompre l’alliance qu’il avoit faite avec les Saraíins; n\sujqu’kmais Sergius II. Duc de Naples refusa d’en faire autant. Athanafe frere de J’an 888.Sergius & Evêque de Naples profita de l’occasion pour se mettre à la tête ~~ Jd’un parti, se saisit du Duc, lui fit crever les yeux & l’envoya prisonnier c ? ^ M"à Rome. Les Sarasins continuoient cependant leurs courses , fesoient Monts.d’horribles ravages, & aiant reçu un secours , ils menacoient la villede Rome.

Le Pape consterné de rapproche des Infidèles écrivit encore d’une ma* Il va mita.niere si pressante à l’Empereur, que Charles se rendit à ses instances. A* lìe -près avoir mis ordre aux affaires de France dans une Diete générale- qu’il 877 *tint à Chiersi, il partit pour l’Italie. L’Impératrice Richilde fut du voya-ge , & elle marcha avec un équipage magnifique. L’Empereur mena aveclui peu de Troupes, aiant feulement donné ordre â ses Généraux de Jesuivre à petites journées avec le gros de l’Armée. Le Pape, afin de presserles mesures nécessaires pour la guerre, vint à la rencontre de Charles àVerceil, & delà ils allerent ensemble à Pavie, Ils n’y furent pas plutôt ar-rivés qu’ils eurent avis que Carloman Roi de Bavière, frere de Louis Roide Germanie, entroit en Italie avec une formidable Armée, dans le desseinde faire valoir fes droits à l’fìmpire. Effrayés de cette nouvelle i’Empe-reur & le Pape se retirerent à Tortone ; où le Pape couronna l’Impératrice,

& après la cérémonie cette Princesse se retira à Morienne. L’Empereurla suivit bientôt, parceque ses Troupes n’arrivoient point, par la trahisonde fes Généraux. Le Pape se sauva à Rome. A peine Charles fut-il furles Alpes, qu’il fut attaqué de la fievre; un Médecin Juif, en qui il avoitbeaucoup de confiance, lui donna du poison,au lieu d’un remede, & il enmourut onze jours après, le 5, le 6 , 011 le 13 d’Gctobre, dans un petitvillage en dt ça du Mont Cenis, qui s’appelle Brios, la seconde année de sonEmpire. Avant que d’expirer il nomma son fils unique pour son Succes-seur , & lui envoya les marques de la Dignité Royale & Impériale, quiétoienttous les titres qu’il avoit au Royaume d’Italie, étant mort avant queles troubles lui eussent permis d’en jouir.

Carloman de son côté reprit avec précipitation la route de Bavière fur Corlomanun faux bruit que l’Empereur venoit fondre fur lui avec toutes fes forces, retourne mC’est ce que rapportent Aimon & Sigonius (a). Mais suivant les Annales Bavière.de Fulde & Reginon, il continua fa marche & s’empara de plusieurs villesde Lombardie. Quoiqu’il en soit, il paroit par une Lettre du Pape, écriteau mois de Novembre, en réponse à une de Carloman, que ce Prince avoitalors quitté l’italie (b).

Pendant que le Nord de l’Italie étoit troublé par l’irruption de Carloman Troubles& par la mort de l’Empereur, la partie méridionale fut agitée par un sou- » Cfl í ûue ‘levement des Capouans, qui avoienc chassé leur Evêque Landaise, & mis

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