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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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rr HISTOIRE GENERALE

Sbction pereur , rempli de mensonges spécieux, il dit que ce Prince étoit fansl ambition , & que tel qu’un autre Joseph il étoit venu en Italie pourœítliedt- sauver, non une seule nation, mais l’Eglise universelle (a), Après ce dis.

cours, les Seigneurs & les Evêques élurent Charles Protecteur, Seigneur174-jusqu’à U Défenseur d’eux. tous & Roi du Royaume d’Italie. C’eíl ainsi qu’un PrinceVan 888. qu’Adrien II. avoit menacé d’excommunication pour avoir usurpé les Etatsde son neveu Lothaire, fut autorisé dans l’usurpation de lTtalie par JeanVIII, & que de Souverains des Papes, les Empereurs en devinrent lesVassaux.

Le Roi de Pendant que Charles le Chauve s’assuroit ainsi de l’Italie , Louis leGermanie Germanique, irrité de fa perfidie, entra avec une nombreuse Armée enF^nce ï' rance > & ta désola jusqu’à Attigni en Champagne (b). Mais aiantrance ' appris que son frere avoir, été couronné ék étoit sur son retour, il re-passa en Allemagne, & y continua à faire de grands préparatifs de guerre.Charles, après avoir reçu dans la Diete de Pavie , le serment de fidé-lité des Seigneurs & des Evêques, fit divers Réglemens, confirma lesprivilèges de plusieurs villes ôc Eglises, & particulièrement ceux de l’E-glise de Cremone. II déclara Boíbn son beaufrere Duc & Gouverneurd’Italie dans son absence. II rendit le Duché de Spolete à Lambert I.& celui de Frioul à Bérenger. II reprit ensuite fa route de France,qu'il trouva désolée, non seulement par les Allemands, mais aussi par lesdéserteurs de son Armée, qui étoient demeurés en armes en divers lieux.Conjuration Après le départ de Charles, Adalbert ou Alberic Comte ou Marquiscontre le de Toscane <k quelques autres Seigneurs tramèrent une conjuration con-Pape. tre ] e p a p e } parcequ’il avoit refusé d’entrer dans leurs vues de conser-ver la Dignité Impériale en Italie. Formose Evêque de Porto & le No-menclateur Grégoire se joignirent à eux. Mais le Pape aiant déposé cesdeux Ecclésiastiques , la conspiration n’eut point de suites alors. II-dé-pêcha des Envoyés à l’Empereur pour l’informer de ces mouvemens à Ro-me , & pour lui demander du secours contre les Sarasins. Ces Infidèlesavoient encore débarqué en Italie, & s’étant joints á leurs compatriotesde 'Parente, ils avoient contraint les habitans de Salerne, d’Amalfi & deNaples de faire alliance avec eux , & se disposoient à attaquer lesterres de Rome. L’ambition de Charles l’empêcha d’aller au secours delTtalie. Son frere Louis Roi de Germanie venoit de mourir; il se propo-soit de s’emparer de toute la Lorraine, & marcha avec une nombreuseArmée vers le Rhin pour attaquer les fils de son frere. Louis, Roi deGermanie, second fils de Louis le Germanique, avoit passé le Rhin, &tâcha de porter son oncle à la paix. Mais Charles le Chauve chercha àl’arnuser, à à le surprendre; il se trompa lui-même, car Louis avoit sibien pris ses mesures, que l’Armée Françoise fut mise en déroute & l’Em-pereur obligé de se sauver par la fuite, & de renoncer au dessein de s’em-parer de ce qui ne lui appartenoit point.

Charles le Le Pa P e écrivoit toujours des Lettres pressantes à l’Empereur pour l’en-Chmvejol • gager à passer les Monts. Charles s’excusa d’abord, sur une maladie dan-sa) Post. Annal Pithœì p. 39. (&) Aimon. L. V. C. 32, Sigon. ubi sup.