D’i T A L I E. L iv. XXIV. C n. I. - 31
Mai de cette année que Gui tint une Dicte générale à Pavie, dans laquelle Sêctiok
il fit plusieurs Lois contre les voleurs & les perturbateurs du repos ls -public. Histoire
Cette même année, l’Empereur Léon le Philosophe envoya de nouvel-les Troupes en Italie fous la conduite de Simbaticius. Ce Général assiégea 888 jujqu'àBenevent, qui par l’enfance d’Urse, fils d’Aion mort en 890, n’étoitgue* l’an 962.res en état de fe défendre. Le siégé ne laissa pas de durer trois mois, I "enfin la Place capitula le 18 d’Octobre, & la Principauté de Benevent ren* r eM r v e en r 0UStra fous la domination des Grecs, après avoir été gouvernée cent - trente u domina-ans par des Ducs Lombards. tien des
En 892 Gui associa son fils Lambert à l’Empire, & le fit sacrer & cou - Grecs -ronner au mois de Fevrier, par le Pape Formose, successeur d’Etienne V, Gai affectemort 1 année précédente, Au fond ce nouveau Pape rie favorisoit nì Gui “m Berenger, pareequ’une ancienne affection ì’auachoit à la Branche Ger- g' r *‘
mamque de la Maison de France.
Bérenger implora alors le secours d’Arnoui Roi de Germanie, qui en- Arnoul m-voya Zuentibald ou Zuentibold son íìB avec une Armée en Italie. Cette v°ye uneArmée fut jointe par lé peu de Troupes qui restoìent à Berenger, & mar- y J n f: ée . en ,_àoit à Pavie, Gui, qui étoit dans cette ville, avoìt garni de forets i^ u ll lt nuU 'paliílades les bords de la petite riviere qui passe auprès, & son Armée 893.
etoit campée dans leur enceinte, de maniéré á n’avoir rien à craindre dea part des ennemis. Malgré ces précautions, son Armée ne laiíla pas dejouffrjr beaucoup; car Jes habitans de la campagne , qui favorisoientcerenger, port oient leurs provisions au camp des Allemands , ensorteque les Italiens manquèrent bientôt de provisions & de fourage. Enattendant les deux armées reliaient dans l’inactìon. A la fin Zuentiboldreprit avec ses Troupes le chemin de la Germanie, soit que Gui l’eût ga-gne a force d’argent, ainsi que )e prétend Liutprand, soit qu’Arnoul son
pere le rappellât, ainsi que le veulent d’autres.
Apres cette retraite Gui pressa de plus en plus Bérenger,quipritle parti ArnonîA .lui - même en Bavière solliciter Arnoul de le secourir efficacement, passe lui-Prince fe mit à la tête d’une Armée, & entra en Italie accompagné de '"à ene ren ger, <Sc fe rendit d’abord à Verone. 11 alla ensuite se présenter de - lta 'Vc.nt Brescia qui ne fit point de résistance, Puis il assiégea Bergame, dé*tendue par ía situation, par la force de ses murailles , par d’autres ouvra*ges oc par une vaillante garnison. Après quelques jours d’une vigoureu-se défense, la Place fut emportée d’assaut & livrée au pillage. Arnoulpour donner de la terreur fit pendre le Comte Ambroise Gouverneur de laville. Le traitement fait à Bergame effraya la Lombardie & la Toscanedont les villes à l'exemple de Pavie & de Milan «'empressèrent d’ouvrirf, 1 j lrs P ort:es .aux Allemands. Arnoul fe fit alors élire & couronner Roitalie; puis malgré les maladies & la fatigue qui mettoient ses Troupesnosr Sauva * s àt, il marcha à Plaisance, s’avança vers les Alpes, & les* * se venger de Rodolphe, Roi de la Bourgogne Transjurane.
^,[ r es e départ d’Arnoul, Gui fe dépêcha de revenir en Lombardie ,Mort àtanc arnv ® à Plaisance,, un crachement de sang termina ses jours. Gul *