42 HISTOIRE GENERALE
Section Hugue eut en 930 Je bonheur d’étouffer une conspiration formés con-tre sa vie, & par sa prudence dans cette occasion,il inspira delacrain-fltaMe de- tQ à ses sujets. Valpert ou Gualbert JugedePavie, puissant par sa nais-p tí is r an lance & par ses richesses, aianc procuré l’Evêché de Corne à son fils &m jusqu'à marié fa fille à Gilbert Comte du Sacré Palais, engagea Everhard autrel'an 962. j U g e âe p a vie & plusieurs autres personnes à conspirer contre la viec . du Roi. Hugue averti de ce qui se passoic, envoya des gens adroitst ion Contre P our P ar ' er conjurés, & leur protester de fa part, qu’il est prêt àle Roi Hu- réformer tous les abus qu’ils lui feront connoitre. Ce message les diífipague étouf- pour le moment. Cependant le Roi affecta de ne laisser paroitre aucu-/«• ^ ne inquiétude, quelques jours après il sortit de Pavie, aprés avoir prisdes mesures avec i’Evêque Léon & un Comte qui s’appelloit Simpson, en-nemi déclaré d’Everhard. Aiant rassemblé quelques Troupes, il retournaà Pavie, . Les conjurés, qui crurent l’occasion favorable pour exécuterleur dessein, sortirent au devant de lui selon Tufage; l’Evêque fit aussitôtfermer les portes ; Everhard & Walbert furent arrêtés avec tous leurscomplices. On creva les yeux à Everhard; Walbert eut la tête tranchée,& les autres furent enfermés dans des cachots, & les biens de tous confis»qués. Par cet acte de sévérité Hugue se fit redouter non seulement à Pa-vie, mais dans toute l’Italie (a). Vers la fin de l’année suivante ce Princes’associa son fils Lothaire, du consentement de la Diete Générale.
Hugue Marozie veuve de Gui, aiant envie de se remarier, fit offrir sa mainHugue, frere utérin de Gui, en lui promettant de le rendre maître'châsse de à Rome. Hugue saisit cette occasion de se faire Empereur , marchaRome. d’abord vers Rome, & laissant son Armée hors de la ville, il fut reçu
932. dans le Château , épousa Marozie ôc se mit en possession de Rome.
Mais un petit incident sic échouer ses projets. Un jour Marozie aiantdit à Alberic son fils, qu’elle avoir eu d’Àiberic Duc & Marquis de Spo-lete, de donner à laver au Roi son beau pere, ce Prince s’en acquitta
si maladroitement, que Hugue lui donna un soufflet. Alberic sort à
l’instant, assemble les chefs de la Noblesse Romaine , se plaint de sai-siront qu’il vient de recevoir, & leur fait sentir ce qu’ils avoient à crain-dre d’un Prince, qui s’étoit rendu maître du Gouvernement par un ma-riage incestueux & non par son mérite. Les esprits s’étant échauffés,le peuple prit les armes, on ferma les portes & Hugue se trouva assié-gé dans le Château de S, Ange, fans avoir eu le tems d’y faire entrer desTroupes. La peur le saisit ; il se fit descendre pendant la nuit le long desmurailles, alla rejoindre son Armée & se retira couvert de honte ’en Lom-bardie. Les Romains, aiant chassé Hugue, sembierent avoir dessein defe remettre en liberté; enforte que fans égard ni pour Hugue ni pourle Pape, ils déc'arerent Alberic Patrice & Consul, nommèrent un Pré-fet, & des Tribuns (Z>).
Succession Le Pape qui siegeoit étoit Jean XI. frere d’Alberic. Après la mort de4ssl J apes. Jean X. en 928, Léon VI. lui succéda au mois de Juin de la même an-née. On croie qu’il mourut au mois de Fevrier de Tannée suivante ;
(a) Uutprand 1. c. Sigon. ubi sup. (J?) Sigon. L. VL