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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ITALIE. Liv. XXIV. Cit. I. Çí

faire un accommodement définitif avec la Cour de Rome, il le fît de l’avis Sectiot?

& comme sous la garantie de tous les Princes de ses Royaumes. Grégoire, ^pénétrant toutes les vues de la Cour de Germanie, sentoit qu’il ne pour- fs talie (ìe ,roit plus rester le maître des conditions, auxquelles il prétendoit être l’ami p u ; s p ande son Souverain. D'ailleurs , comme l'iniquité marche dans les ténèbres, 1027 jus.V s'enveloppe de sombre du Jecrct pour se préparer des ressources plus cer -taines & les moyens de frapper Jes coups plus sûrement , Grégoire redou- 3 'toit d’entrer à visage découvert en négociation avec une Diete générale.

11 craignoit que, par l’adresse des Négociateurs, ou par l’imprudence dequelque autre, on ne perçât dans le secret des intrigues de la Cour de Ro-me avec les Saxons. II ne convenoit point à ses desseins, que Henri n’eûtplus rien à craindre de la part de ses sujets, & tout prétexte lui paroissoitbon pour rompre une négociation, qui ne pouvoit pas se terminer à songré. Le plus grand nombre des Historiens ont dit, à f envi l’un de l’au-tre, que Henri vainqueur des Saxons ne voulut plus tenir aucune des pro-messes qu’il avoit faites à Grégoire. „ Si la prévention & la partialité„ pouvoient avoir de la bonne foi, tous auroient dit que Grégoire,plein,, d’un projet séditieux qu’il vouloit conduire à sa pleine exécution, mit,

„ par le refus de traiter publiquement, Henri dans la nécessité de ne se,, point réconcilier avec lui”.

Ls Pape, outré d’avoir été pris au dépourvu par un jeune Prince, que LePnpecittson impétuosité naturelle ne devoir pas faire croire capable d’une Politique l '^s^ r s urraisonnée, digérant mal l’affront qu’il s’imaginoit avoir reçu, ne prenantconseil que de son dépit, & se livrant à la fougue de son caractère, lesape dis - je envoya des Légats à Henri, qui le joignirent à Goílaroù laCour s’étoit réunie pour célébrer les fêtes de Noël, Ces Légats citèrent^Empereur à comparoitre, le Lundi de la seconde semaine du Carême,au Concile à Rome pour se défendre des crimes dont il étoit accusé, lemenaçant, en cas de refus, que le même jour il seroit sans delai excommu-nié (*) Henri irrité de la commission des Légats, les chassa d’une maniéréignominieuse. Voyant qu’il ne pouvoit se promettre de régner tranquille-ment tant que Grégoire occuperoit le Pontificat, il convoqua pour le 24de Janvier à Worms une assemblée de tous les Evêques & des Abbés,pour faire déposer le Pape (§). Le 8 de Janvier 1076, le Pape écrivit àHenri une longue Lettre, pour se plaindre à lui-même,, de ce qu’il ne-, l’avoit pas laissé seul maître de l’affaire de Milan, de ce qu’il avoit nom-

(«) Lambert. Schafnab. ad ann. 1076. Cet Auteur commence Tannée à Noël.

C*) On usoit de Texcommunication avec beaucoup de refeuue, & uniquement pour9 ® (M avoit trait à la Religion dans les premiers âges de l Eglise. Mais dans le X" I? Xi siécle, on commenca à les fulminer pour des bagatelles, pour des in-térêts temporels. Un excommunié étoit privé de toute communication avec les au-tres Chrétiens, même avec fa femme, ses enfans & ses domestiques; tous ceux quisoient quelque communication avec lui, étoient eux-mêmes excommuniés. Enfin lamultitude des excommunications obligea les Papes d’en adoucir la rigueur. GrégoirePermit à la femme, aux enfans, aux domestiques & aux vassaux de communiqueravec les excommuniés. Les voyageurs passant dans leur pays pouvoient recevoir«eux les choses nécessaires à la vie, on pouvoit auffi les leur donner.

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