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voya avec plusieurs des principaux Princes d’Italie , qu’il lavoir avoir Skctiohbeaucoup de crédit auprès du Pape, afin d’interceder pour lui. Grégoirerefusa d’abord obstinément, enfin il céda s Fimportunité des intercesseurs, # Mit (ìt ,mais en exigeant, que Henri, s’il est conduit far un véritable repentir, lui puis r anremette la couronne & les autres ornemens royaux , qu il avoue qu il est 1027 jus-
indigne du titre V des honneurs de Roi. La condition leur paroiffant trop * an
dure à tous, ils y demandent des adouciííemens ; le Pape se relâche avec_'_
bien de la peine, & permet que Henri vienne réparer sa faute par sa sou- a p r ^ s /> a .mission. L’Empereur se rendit donc devant Canossa avec une petite suite. r«> traitéCette Forteresse étoit fermée de trois enceintes de murs. Henri, vêtude laine fur la chair & pieds nuds, fut admis seul, dès le matin dans la ™ ^seconde enceinte, & par le froid excessif qu’il fesoit, il passa la journéeentiere à l’air, fans prendre aucune nourriture ; la même scene se répétales deux jours suivans. Enfin le quatrième jour, 25 de Janvier, l’orgueil-leux Grégoire admit l’Empereur à son audience. Après divers éclaircis-semens il consentit de F absoudre aux conditions suivantes. „ Que Henri„ se trouveroit â la Diete générale des Princes de Germanie, afin d’y ré--, pondre en présence du Pape aux accusations intentées contre lui ; que-, jufqu’à ce teins - là il ne seroit aucun usage des marques de la Dignité,, Royale, & ne se mêleroit en aucune façon des affaires de F Etat ; qu’il,, renonceroit pour toujours au commerce de ceux dont il avoit pris con--, seil pour sa conduite & pour le gouvernement du Royaume; qu’il seroit-, toujours soumis au Pape; enfin que s’il manquoit à quelqu’une de ces,, conditions, l’abfoiution qu’il demandoit avec tant d’instance seroit nul-», le ( ct )”. (*). Henri acquiesça à tout, & aiant reçu l’absolution , com-munia avec le Pape. Aptes la Messe, ils dînèrent ensemble, & Grégoireje renvoya joindre son cortège , qui Aoit resté hors du Château ( b ).
Prois jours après, Grégoire écrivit aux Evêques & aux Seigneurs d’Alle-magne, pour les informer de ce qu’il avoit fait. Aiant resté encore quel-ques mois à Canossa , la Comtesse Mathilde donna tous ses biens à S.
Pierre, pour les tenir ensuite de lui, au préjudice de l’Empire, à qui lesliefs qu’elle possedoìc étoient dévolus après fa mort.
L Empereur, en fe soumettant au Pape, aliéna tous les Evêques & les Les lia*Seigneurs de Lombardie. Ils se plaignirent hautement, de ce qu’il s’étoitsoumis à un homme, qui avoit été justement excommunié par les Evêques H en ri les
regagne.
(a) Lambert Schafndb. ad ann. 1077. (b) Idem. Sigon. L. IX. p. 223.
C*) L’équité demande que j’avertisse 1s Lecteur, st 0 ’ 1 ' . T er^lpAschafisembourg 6 ,Grégoire ait imposé ces conditions à l’Empereur. Quoique Lam ranoorté que
qui les spécifie, soit d'une grande autorité, il y a lieu de croire qu d n ‘ "PP° té quesur les bruits publics les propositions que le Pape fit veibalement a Hcnn qw fmutréduites ensuite, sur les représentations des Princes présens, si P p arb j tra oepar lequel l’Empereur s’engage seulement de se rapporter au j g . & de don .
du Pape touchant les plaintes formées contre lui par les 1 rinces A _ ’ . ^ bien
net entiers fureté au Pape pour aller au delà de s Monts ou ailleurs, C qplus doux. Rîm, du Txad.