D’I T A L I E. Liv. XXIV Ch. I. 127
& qudqties Eglises, il se rendit à Clugni, où il fut attaqué d’une pieu- Skctiokoutre la goûte qui l’incommodoit, & mourut le 29 de Janvier. 1 ^«vant sa mort, il proposa aux Cardinaux qui l’accompagnoient de lui don-^.j^ner pour successeur Conon Evêque de Preneíle ; mais celui-ci s’étant puis l’ane Xcusé d’accepter cette charge, leur indiqua Gui, Archevêque de Vienne, 1027 juf-9^1 arriva à Clugni quelques jours après la mort de Gelase. Qaoiqu’il 4 u *i’ anp U contraire à la coutume de désigner un successeur avant la mort du 113 ’àpe, le Schisme fait par Bourdin sembloit autoriser cette action.
Gelase aiant été enterré à Clugni, les Cardinaux élurent Gui (*) fous le EleSion dsnom de Calixte II. mais il ne consentit à son élection , qu’à condition de Calixte U*point prendre les marques du Pontificat, jufqu’a ce que l’on eut reçu^consentement de Rome. L’élection y aiant été ratifiée le premier de•*^ ar s, le nouveau Pape fut intronisé dans son Eglise Cathédrale de Vien-5 e .( st )* II se rendit ensuite en Languedoc , & dans le mois de Juin ou deJuillet, il tint un Concile à Toulouse, où il publia dix canons, dont lejxierne donne atteinte aux droits que les Souverains & les Seigneurs avoient0 exiger certains services des Ecclésiastiques leurs vassaux.
L’Empereur étoit retourné en Italie, & y apprit que Conon l’avoit fait Négotia-excommunier par deux Conciles, à qu’il avoit fait résoudre de tenir in- tions entreCe ssamment une Diete à Wirtzbourg, où l'on vouloit qu’il se trouvât, sansquoi il seroit déposé. Henri, transporté de colere à cette nouvelle, laissa ^ coneìkImpératrice & des Troupes en Italie, & repassa rapidement en Allema- de Rheims»» fa présence y excita de nouveau les violences & les hostilités. II futobligé cependant de convoquer une Diete générale à Tribur, où il promitsatisfaire fur tous les chefs dont on l’accusojt. II s’y trouva des Députés06 Rome & de Vienne à de plusieurs autres Eglises, qui confirmèrent laNouvelle de sélection du Pape Calixte. Tous les Evêques d’Allemagne luipromirent obéissance, & approuvèrent la convocation du Concile qu’il de-v oit tenir à Rheims ; l’Empereur lui - même promit de s’y trouver pour lap^ n i on à l’Eglise universelle ( b). Dans le dessein de faciliter la paix ,
Evêque de Châlons & f Abbé de Clugni ailerent trouver Henri à Stras-bourg , à i] s convinrent avec lui, qu’il renonceroit aux Investitures. Aeur retour , le Pape approuva ce qu’ils avoient fait; cependant pourP grande fureté, il les renvoya , avec l’Evêque' d’Ostie & le CardinalGrégoire à l’Empereur. Ils le trouvèrent entre Verdun & Metz, avec uneumee, dit-on, de trente mille hommes ; ils convinrent avec lai des con-ditions de la paix , & d’une conférence avec le Pape à Mouson pour laconclure. Dans ces entrefaites le Pape s’étoit rendu à Rheims & y avoitlait le 20 d’Octobre l'ouverture du Concile, qui fut des plus nombreux.
^nr le compte que les Députés rendirent au Concile, le Pape partit deEheims le 22 d’Octobre pour se rendre à la conférence; il s’arrêta néan-0101118 en chemin sous des prétextes frivoles, & fe contenta d’envoyer des
(L) Abb. Usperg. ad ann. 11x9.
(a) St Marc Abr, Chron. T. III. s- A.
p. ìoôo à note (2). .
■u p r.n’nte de Bourgogne > & par cons(*) Gui étoit fils de Guillaume tête hardie, C . à niece.
Paient du Roi de France, Fouis le Grosavo-t épousé AdtM