^ITALIE. L iv. XXIV. C h. I.
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cerent la Noblesse & le peuple à se soumettre au Patrice Jourdain. Ils Szctioitrasèrent, non seulement les Tours dont quelques-uns des principaux cito- jj.^ gìreyens avoient fortifié leurs- palais, mais les maisons des Cardinaux ot des ^Ecclésiastiques , dont ils réimportèrent un immense butin ; ils fortifièrent puU Yanaussi l’Esliie de 6t. Pierre. Le Pape, aiant tenté en*vain de les ramener 1138 jus-Par la douceur, excommunia le Patrice Jourdain & ses Partisans; ensuite il J an
employa la voie des armes, & après avoir joint aux Troupes qu il avoic-;—.
celles des habitans de Tivoli , il attaqua brusquement les Romains, & lesforça de lui demander la paix. II la leur accorda à condition d abolir adignité de Patrice, de rétablir celle de Préfet, & de recorinoitre que leSénat ne tenoit son autorité que du Pape, Eugene entra ensuite dans Romeaux acclamations du peuple & y célébra la fête- de Noël. Mais u n y de-meura pas longtems. Les Romains, anime's contre les habitans de livoh »
J g sollicitoient vivement de ruiner leur ville ; pour se dérober a leurs m>Portuifités, il paíîa au delà du l ibre sa),
, Apres son sacre, il avoir fait quelque séjour àiViterbe Pendant qu nl
e soit dans cette ville, il lui vint des Députés des Evoques d Armeme & deleur Patriarche, qui venoient consulter TEglise Romaine touchant les diffe-r ^nds qu’ils avoient avec les Grecs, fur la maniéré de celebrer 1 lîucha-ristie. Dans le même tems il y arriva un Evêque de Syrie, qui demandoitfiue le Pape lui confirmât le droit de recevoir la dîme des dépouilles priiesàt les Sarasins. Mais le principal sujet de son voyage écoit de deman-der du secours aux Princes de f Europe pour les Chrétiens d Orient, quiVe noient de perdre la ville d’Edesse (b). A 0 . , - ....
Eugene, touché des larmes & des instances de 1 Eveque ^yrien, en ecri- -/ a Pvit à Louis VII. Roi de France ; il y eshortoit tous les François, & meme JJ*leur enjoignoic, pour la rémission de leurs péchés, de prendre les armes u 46.-P°ur la défense des Eglises d’Ôrient. S. Bernard par commission du Papeprêcha la Croisade avec tant de succès, que presque tout le monde prit laCroix, & dans une assemblée tenue à Chartres le 21 d Avril, on déféra àl’Abbé le commandement de S’Armée; mais il s’excusa sur la faiblesse de safiinté & sur son incapacité , A il fit bien ( r ,). II alla ensuite en Alle-magne prêcher la Croisade , & après quelques difficultés , il déterminaConrad III , plusieurs Princes & un peuple infini à se croiser (d).
Conrad partit le premier à la tête d’une nombreuse Armée ; Louis VII Mauvais 'Je suivit bientôt. 11 s éprouvèrent, comme d’autres Croisés avant euxperfidie des Grecs, & tous les grands projets qu’on avoit formés s en II4 J 7 &'allerer.t en fumée. Conrad revint en Europe en 1148, & Louis 1 année suiv.suivante. Nous ne lésons qu’indiquer-ces événemens comme etrángers àn °tre sujet. , ,
Le Pape Eugene, fatigué par les séditions des Romains, vint en France Le Papeen Vannée 1.147, & à Pâque il tint un Concile à Paris, pour examiner leser «mrs qu’on imputoit à Gilbert de la-Torée, Evêque de Poitiers, Les tíeittU nCm-
(a) Fleuri T. XIV,
S7S, 577.
Le même p. 573» 574--
ciie à Parfòs
P- D. 563, 573V
(c) Fleuri T. XIV. p. m. 57; & là
(d) Mascuviu* ubi Cujv
S J-