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V.
Histoired'Italie depuis l’anxi
I 4 2 HISTOIRE GENERALE
principales étoient, de dire que i’essence divine n’est pas Dieu ; que lespropriétés des Personnes Divines, ne font pas les personnes mêmes ; quela Nature Divine ne s’est point incarnée, mais seulement la personne daFils. Le Pape après avoir entendu les parties, remit la décision de l’affaire38 jus- au Concile qu’il devoit tenir l’année suivante (a). Eugene envoya ensuitequ à l’an à Toulouse, en qualité de Légat, l’Ëvêque d’Ostie, pour combattre un cer-lg tain Henri, disciple de Pierre Bruis. Ces Hérétiques prêchoient, qu’ilétoit inutile d’avoir des Eglises;que les enfans ne dévoient point être bap-tisés; qu’il ne falloit ni adorer, ni honorer la croix ;que c’étoit se moquerde Dieu de chanter & de prier à haute voix; enfin que le Corps de Christn’étoit point dans le Sacrement de l’Eucharistie. S. Bernard accompagna leLégat & écrivit au Comte de Saint Gilles & de Toulouse, dans les terresduquel étoit Henri. L’Abbé prêcha si fortement contre lui, qu’il ramenala plûpart de ceux qui s’étoient laissés séduire. Enfin Henri fut pris &livré à l’Ëvêque de Chartres, qui avoit auffi suivi le Légat (h).
Le Concile de Rheims, indiqué par le Pape, se tint au tems marqué& commença le 22 de Mars 1148. Ce fut là que se termina l’affairede l’Evêque de Poitiers ; on dressa une Confession de foi opposée auxerreurs de Gilbert, qui y renonça , & déclara qu’il acquielçoic à leurcondamnation (c). Quelques-uns mettent le Concile de Rheims, aprèsle voyage d’Eugene à Trêves, dont nous allons parler.
Le Pape se réussit à Treves, où l’Archevêque l’avoit invité. II y tintun Concile, où il fut question de l’affaire d’Hildegarde, Religieuse degrande réputation. Les uns la regardoient comme une Sainte à révéla-tions; les autres au contraire comme une Visionnaire, ou une personnequi en imposoit à la crédulité des peuples. Après avoir pris des informa-tions, Eugene approuva fa doctrine, & lui écrivit même une Lettre pourl’exhorter de mettre par écrit ce que l’Ëfprit Divin lui suggéreront (d).
De Treves le Pape alla à Clairvaux, où il décida le différend qu’il yavoit entre l’Archevêque de Cantorbery & l’Evêque de St. David, lequelprétendoit être Métropolitain du pays de Galles. Le Pape décida en fa-veur de l’Archevêque. II envoya aussi Nicolas Evêque d’Albane Légaten Danemarc & reprit la route d'Italie. Mais il ne put venir à boutde fléchir l’obstination des Romains. A l’aide cependant d’un secoursde Troupes de Roger, il les força à une efpece d’accommodemenc.Mais il dura si peu, qu’Eugene sortit de nouveau de Rome, & se retiraen Campanie.
Conrad,qui souhaitoit de recevoir la Couronne Impériale, & de prendreconnoiffance des affaires d’Italie qui demandoient fa présence, s’occu-poit des préparatifs de ce voyage. Les troubles duroient toujours àRome, & les Sénateurs le sollicitoient de venir rétablir les droits & ladignité de l’Empire. La Toscane étoit déchirée par des guerres civiles.Pierre le Vénérable, Abbé de Clugni, qui en étoit témoin, s’employoitinutilement à les appaiser. II viat trouver à Rome le Pape Eugene, au
stt àRheints.1x48;
Jl approuveles révéla •tiens deHììdegar*de.
II repasseen Italie.
Conrad sep répare àpasser enItalie.
(a) Fleuri 1. c. p. 599, 600.
(b) Le même p. 602 fie suiv.
(c) Le même p. 624, 625.00 Le même p. <534 , 635,