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à Guillaume Roi de Sicile; mais comme il ne le qualifia que Seigneur de Sì' Sec ™ mcile, Guillaume ne voulut pas donner audience au Légat & lui ordonna de Hi /i 0 j reso retirer (a). _ d’ Italie de <
Frédéric aiant mis ordre aux affaires d’Allemagne, fe mit en marche pour puis Vml’Italie, au mois d’Octobre de la même année, tant pour recevoir la Cou-ronne Impériale, que pour châtier les villes de Lombardie , qui la plu-
part avoìent entrepris de fe soustraire à la domination des Empereurs,-!—„
pour fe gouverner en Républiques indépendantes. Celle de Milan,la plus FrédéricPuissante de toutes, étoit aussi la plus rebelle, & Frédéric reconnut qu’il M* íMne pourroit la réduire que par la force des armes. 11 vint camper dans la lta iC 'Plaine de Roncaglia , & y tint une assemblée générale des Feudatairesde F Empire, âpres quoi il prit ses quartiers d'hiver en Lombardie (b).
Dans ces entrefaites, il y eut encore de grands troubles à Rome. Ar- TroublesiMu d de Bresse y entretenoit toujours l’efprit de révolte contre le Pape. Ro ™ eQuelques-uns de ses partisans attaquèrent le Cardinal Gérard , comme il DSS*aìioit trouver le Pape & le blessèrent dangereusement. Le Pape mit Romee Q interdit, ce qui dura quelques semaines. A la fin les Sénateurs pressésPar le Ciergé & le peuple, vinrent trouver le Pape, & lui jurèrent fur lesEvangiles, qu’iis chasseroient de Rome & de son territoire Arnaud & sesSectateurs, s’ils ne rentroient dans l’obéissance. L’interdit fut donc levédans la Semaine Sainte. La tranquillité ne dura pas longtems, car les Ro-mains recommencèrent à brouiller, deforte que le Pape fut obligé de feretirer à Viterbe. II excommunia alors Guillaume le Mauvais, Roi deSicile, qui avoit attaqué Benevent & pris plusieurs places dans la Cam-pante ( c ).
L’Empereur aiant tiré fes Troupes des quartiers d'hiver, prit plusieurs Frédéricplaces & entre autres Tortone, qu’il abandonna aux flammes & au pillage . vaà Rom1,fl alla ensuite à Pavie, où il fut couronné Roi des Lombards,le 17 d’Avril} l 55, & fe mit en marche pour Rome. Le Pape étoit à Viterbe, quandh apprit que Frédéric s’avançoit en diligence; il fe retira à Citta di Castel-lo, Place très-forte, & envoya trois Cardinaux à l’Empereur pour traiteravec lui (*). L’Empereur avoit de son côté envoyé des Députés au Pape,
& après quelques difficultés, Frédéric s’engagea par serment à conserverau Pape, & aux Cardinaux la vie, les membres, la liberté, l'honneur &les biens. Le .Pape promit de son côté de le couronner Empereur. CePrince vint alors h Sutri avec son Armée ; le Pape s’y étant rendu fut reçu
(«) Romuahl. Cbron. (c) Fleuri T. XV. p. m. 15 .
C D Ot ho Frising . Fred. I. C. 14, 15.
, y, Vucene' fut si content deoaiïeries des Chanoines l’obligerent d’aller à Ro ™ e envoyé Légat en liane-
Li. qu* il le retint, & le fit Lvêque d'Mbano. 11
111 arc ou en Norvege, & revint à Rome peu ay , i er z Frédéric de remettre au
(*) Un des articles de leur commission étcnt «voient enlevé au Cardinal Ge*
Tape Arnaud de Bresse, que les Vicomtes de Campamç-votent ^ ^ Arnaud f u t II-
*ard, qui l’avoit pris, & qui par ià étoit tombé e t Tibre de peur que le peu-
vré. conduit à Rome & brûlé On jetta fes cendres dans le i ibre. cie peur qpie ne les recueillit, comme les reliques d’un martyr.
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