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HISTOIRE GENER A L E
Section avec beaucoup d’honneur, mais comme Frédéric ne vint point lui tenir Té-v. trier pour l’aider à mettre pied à terre, Adrien refusa de lui donner le bai-iïhalïede- *" er pà. Le Roi soutint qu’il n’y étoit point obligé ; on disputa toutpuis l’an le jour suivant là dessus v 6 c Frédéric s’écant convaincu que ses Prédécesseurs1138 .;«/• avoient pratiqué ce que le Pape demandoit, il s’y prêta, 6 c Adrien lui don-qu’à r an na le baiser de paix (a). Les Romains envoyerent en leur particulier desl2 ^' Ambassadeurs à Frédéric; mais comme ils lui parièrent avec hauteur &voulurent lui prescrire des conditions, il leur répondit brusquement & lesrenvoya. Dès la même nuit, il sit partir raille Cavaliers fous la conduitedu Cardinal Octavien, qui se saisirent de la Cité Léonine.
11 y est cou- Le lendemain, 18 de Juin 1155, Frédéric se rendit bien accompagné àsonné Em- !'Eglise de St. Pierre, où l'e Pape le couronna, fans qu’ii y eut de trouble.pmur, & Après cette cérémonie, il se retira dans son camp sous les murs de la ville.T jikmagnl L es Romains irrités de ce qui! n’avoit pas attendu leur consentement pour' être couronné, prirent les armes, 6 c firent main basse fur les Allemandsqu’ils rencontrèrent. L’Empereur accourut avec ses troupes, 6 c dans uncombat qui dura jusqu’à la nuit, tua près de mille de ces rebelles, & en fitdeux-cens prisonniers, qu’ii remit en liberté à la priere du Pape. Tous deuxsortirent de Rome où les vivres leur manquoient, & s’arrêterent à Ponte-Lucano près de Tivoli. Les habitans de cette ville en présentèrent lesclefs à TEmpereur ; mais Adrien lui aiant remontré qu’elle appartenoit àl'Eglise Romaine. Frédéric la céda au Pape, 6 c lui en fit expédier desLettres,, avec cette clause, Sauf en tout le droit Impérial. Cependant les ma-ladies qui attaquèrent son Armée, l’obligerent de retourner en Allemagne {b).Démêlés du Après le départ de TEmpereur, le Pape alla en Campanie, où il reçutPape avec T hommage de Robert Prince de Capoue, 6 c de plusieurs autres Seigneursh R°ì de à la Pouille, qu’il avoit excités à se révolter contre le Roi de Sicile. II" ÍÌS ‘ reçut auíli en ce tems-là une Lettre de Manuel, Empereur de Constanti-
nople, qui lui demandoit trois villes maritimes en Pouille, offrant de Taï-der de troupes & d’argent, pour chasser Guillaume de la Sicile. Guillaumeallarmé du péril qui le menaçoit, envoya au Pape l’Ëvêque de Cataire,avec pouvoir de traiter de la paix. II demandoit d’abord d’être absous dePexcommunication ; puis il offroit de faire hommage au Pape, de rendrela liberté à toutes les Eglises de íès terres ; d’aider au Pape à soumettre lesRomains, & enfin de lui donner autant d’argent que les Grecs lui en of-froient ( c ). Mais les Cardinaux partisans de TEmpereur firent rejet ter cespropositions (d).
Plaintes iki Le Patriarche de Jérusalem, âgé de près de cent ans, étoit venu enPatriarche Italie , pour se plaindre des Chevaliers Hospitaliers de St. Jean , quide jférusa- avoient obtenu du Pape d’être exempts de la jurisdiction du Patriarche 6 cïe’sHospíta- à ne point payer les dîmes. Le Pape étant à Ferentino, entendit lesliers. parties, mais fans donner de jugement, desorte que le vieux Prélat le re-
(aì Le même, p. g.
{b) A'obas U/p. sub Fred. I. Fleuri I. c,P- 1 o, n.
(c) Le même, p. 15.
(d) Gimnoiie Hiít. civile de Naples T. II.
p, 297-