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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cxt. I. 147

tira (a) , se Pape n’aiant pas voulu annuller ce que ses prédécesseurs a*voient fait.

Adrien alla ensuite à Benevent, où Guillaume Roi de Sicile vint l’as-fieger , & le pressa si vivement, qu’il fut obligé de faire la paix. LeRoi en dicta les conditions (b) , & ne voulut jamais consentir aux ap-pellations en Sicile, ni à y recevoir des Légats. Quoique cette condition & plusieurs autres ne fussent nullement du goût du Pape, il les ratifia& donna à Guillaume l'investiture de la Sicile, de la Fouille, de la Princi-pauté de Capoue avec toutes leurs dépendances, & de plusieurs autres vil-les & Seigneuries. Guillaume de fa part fit hommage lige au Pape (c). Cttraité, conclu au mois de Juin 1156> excita de grandes divisions parmiles Cardinaux qui durerent longtems. Ceux du parti de l’Empereur dissimu-lèrent pour le présent, & accompagnèrent le Pape à Orviete , qui n’aiantjamais eu l'avantage de voir le Pape dans ses murs , s’étoit soustraiteà l’obéissance du siégé de Rome. Quand Adrien approcha de la ville, leshabìtans le reçurent avec de grands honneurs ; il y demeura quelque tems& vers le commencement de l’hiver retourna à Rome (d).

Le Pape, aiant appris que l’Archevêque de Lunden, en s’en retour-nant en Danemarc, avoit été pillé & arrêté prisonnier en Allemagne, sanssine l’Empereur lui rendit justice, & recherchât les coupables, envoyadeux Légats chargés d’une Lettre pour ce Prince. lis la lui présenterent àBesançon, où il tenoit une Diete. Adrien y témoignoit son étonnement,de ce qu’il avoit souffert l’attentac commis fur les terres de l’Empire, (kn’en avoit pas puni les auteurs; surtout l’Eglise Romaine i’aiant reçu liagréablement il y avoit deux ans, & lui aiant conféré de bon cœur le bé-néfice de la couronne Impériale. A la lecture de cette Lettre & sur-tout du dernier trait les Princes Allemands furent indignés, & relevè-rent l’arrogance du Pape. On dit qu’un des Légats les irrita encoredavantage en disant, de qui tient-il donc ïEmpire , s'il ne le tient pas duPape? (U que le Comte Palatin de Bavière menaça de lui couper la tê-te. î L’Empereur empêcha toute violence, & donna ordre aux Légats desortir d abord d’AIlemagne. Peu après, il écrivit des Lettres circulairesa tous les grands de ses Etats pour se plaindre de í’insoltnce du Pape. A-orien piqué du peu de respect qu’on avoit eu pour ses Légats écrivit uneLettre aux Evêques d’Aìlemsgne, où il les exhortait de ramener l’Empe-reur au droit chemin.

Les Evêques dans leur réponse témoignoient qu’ils avoient pour le Papetout le respect qui lui est dû, mais en même tems ils lui déclaraientque toute l’Allemagne était choquée des expressions dont il s’étoit servidans fa Lettre à l’Empereur (*) qui étaient inouïes , puisque l’Empe-

Sbction

V.

Histoired’Italit de-puis Van1138 juf-qu'á l’on12 6 g.

Le Pape estobligé defaire lapaix avec leRoi de Sici-le-

1156.

Différendemre le Pa-pe & l'Em-pereur.

1157.

On conseilleau Pape des’accommo-

der.

11S 8 -

GuHielm. Tyri L. XVIII. C. 8.

0) Voyez les dans Giannone ubi íup. p.300, 301. v v

(c) Le même.

00 Act. Vatic. apud Baron*

n*, \ ^ eX J )rt '® on dont s’étoit servi le Pape étoit lent stemm coronœi or en ce tems - iâ

L à Lg- àl- àu- P- >- !

Pape disoit que Frédéric tenoit l’Empire eu

ï 2