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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ I T A L I E. Liv. XXIV. Cil. I. HO

conduite. Le Pape insista, & refusa de sacrer Gui Archevêque de Raven- Sbctio»ne, bien qu’un Cardinal eut affisté à son élection. Insensiblement les esprits •Réchauffèrent, &. l’on en scroit venu selon les apparences bientôt à une^'^rupture, si le Cardinal Henri d’une part & 1 Eveque de Bamberg ne se- p u f s i> antoient entremis. Après Pâques, l’Empereur tint une assemblée dans son 3^38 ;«/*camp près de Boulogne pour juger les Milanois qui s’étoient révoltés con- î«^ fa»rre lui. II s ’y trouva quatre Cardinaux Légats du Pape, pour travailler à I269 'un accommodement entre le Pape & l’Empereur. Mais ils porterent leursPrétentions si haut, qu’on ne conclut rien. On proposa alors de choisirsix Cardinaux de la part du Pape & six Evêques de la part de l’Empereur,

P°ur examiner & terminer l’affaire. Mais le Pape rejetta cette proposi-tion , disant toujours qu’il ne vouloit point d autre paix, que celle qui avoitcté faite avec Eugene Iíi (a). ... a

Cette négociation fut terminée par la mort d’Adrien, qui arriva le pre- Man i a-mìer de Septembre à Anagnie. Quelques jours après les Cardinaux sa£ *^^ ?Jfemblerent pour une nouvelle élection, & après avoir délibéré trois jours, Alexan-ìls s’accorderent tous, à l’exception de trois, à choisir Roland , Chance- dre III. ^sier de l’Eglife Romaine,qui étoit de Sienne, & qui prit le nom d’Alexan- Victor IV,dre III. Les trois Cardinaux qui-ne consentirent point à son électionétoient Jean de Morson, Gui de Crème & Octavien ; les deux premierssommèrent Octavien Pape, fous le nom de Victor IV. Celui-ci voiantAlexandre revêtu de !a chape d’écarlate , la lui arracha des épaules; unSénateur qui étoit présent, ôta la chape a Octavien, qui cria à son Cha-pelain de lui donner la chape rouge qu’il avoit apportée, & il s en revêtitavec tant de précipitation, qu’il mit le devant derriere. On ouvrit alorsle» portes de l’Eglise, & des gens armés y entrerent pour prêter mainforte à Octavien (b).

Alexandre & les Cardinaux de son parti se mirèrent dans la Forteressede l’Eglise de St. Pierre, où ils demeurèrent neuf jours enfermés & gar-dés jour & nuit par des gens armés. Ensuite on les transféra dans une au-tre prison où ils furent trois jours. Le peuple les mit enfin en liberté;Alexandre & ses Cardinaux se retirerent à Nympha , à quatre lieues deRome ; le nouveau Pape y fut sacré par l’Evêque d’Ostie, & excommuniad’abord Victor ôt ses adherans. Victor niant aussi été sacré par trois Evê-ques excommunia Alexandre & écrivit à l’Empereur, pour l’informer deson élection. Frédéric avoit aussi reçu des Lettres d Alexandre fur le mê-me sujet. Mais comme ce dernier s’étoìt montré fort ardent à maintenirles droits de l’Eglise dans les différends qu’il y avoit eu, & qu’il étoit amidu Roi de Sicile, l’Empereur inclinoit pour Victor.

Pour paroitre néanmoins agir impartialement, Frédéric convoqua un L'Empe-Concile à Pavìe au commencement de Tannée suivante, & il envoya citer r r eu í(.f'^les deux Prétendans, afin que suivant la décision du Concile on terminât-/* ' 1cette grande affaire. Mais Alexandre convaincu de la validité de sonsltction, refusa de se soumettre à un Concile qu’il n-’avoit pas convoqué L

O; Fleuri T. XV, p. 5c, 51, 64-66. (b) Le meme p, 67 & siiivé