D'I T A L î E. L iv. XXIV. C u. I*out contre l’incontinence des Clercs, & quoiqu’il eût le pouvoir d’absou-tre les coupables, il les renvoyoit au Pape, ensorte qu’on vit à une foispour ce sujet cent-quarante Prêtres à Rome (a).
II y eut l’année suivante un Schisme dans l’Eglise de 8. André en Ecosse,fcs Chanoines élurent le Docteur Jean, .& le Roi nomma Hugues son Cha-P^ain. Le Pape envoya un Légat, qui déposa Hugues comme intrus &c °nfirma sélection de Jean. Aussitôt après le Roi défendit à Jean de de*^eurer dans le Royaume. Le Légat excommunia ce Prince, & le Papeconfirma la sentence. 11 fit plus; il donna la Légation d’Ecosse à l’Arche*Ve que d’York, qui mit le Royaume en interdit (b).
Alexandre, informé du mauvais état des affaires des Chrétiens en Orientp des victoires de Saladin, écrivit une Lettre à tous les Princes & à tousí es fidèles, pour les exhorter à marcher au secours de leurs freres d’Orienc,Aos Rois de France & d’Angleterre furent si touchés, qu’ils promirent d’yenvoyer un prompt secours (c).
. Le Pape Alexandre mourut selon les uns le 30 d’Août, & selon d’autres^ ? de Septembre -1181. Dès le lendemain on élut Ubalde, Evêque d’Os-le > sous le nom de Lucius III. La ville de Luques, où il étoit né , luienvoya une Députation pour le féliciter, & il lui accorda, du consentemente f Empereur, le privilège de frapper de lamonnoie,qui auroit cours dansI°scane, la Marche d’Ancone & la Campanie. Quelque tems après,^V e S u t une Ambassade de Guillaume, Roi d’Ecosse, pour demander son.‘pioiution ; le Pape la lui accorda & leva l’interdit jette fur son Royaume ;3 ' Envoya en même tems un Légat en Ecosse. Mais Taffaire des deux Con-^ndans ne se termina que quelques années après. Vers le même tems, les■Maronites, qui habitent le Mont Liban & les environs, se réunirent à l’E-§fiíe Romaine,& ils y ont été constamment attachés depuis,ainsi qu’il pa-r0lt par leurs Lettres à Léon X (d).
Le nouveau Pape irrita contre lui les Romains, par le refus de se con*ormer à quelques usages que ses prédécesseurs n’avoient pas fait difficultéobserver Ils pillèrent & brûlèrent sea terres, & il fut obligé de se re-ner a Veletri. Christien, Archevêque de Maience, vint à son secoursec une Armée ; mais il mourut peu de jours après qu’il fut arrivé , sesupes je dissipèrent l e p a p e qui étoit revenu à Rome , fut encorerce a en sortir , pour fie dérober à la persécution des Romains, plustuneux que jamais contre lui. II se retira a Vérone (c), Pendant son se-rf U q a a , , n5 ^ àcida le différend entre Hugues & Jean, élus EvêquesAndré; il donna cet Evêché à Hugues & celui de Dunkeld à Jean.ette décision ne termina pourtant pas encore le Schisme, ainsi que nousserrons dans la fuite.
beroTr ' on § ttíms fi u t e nous avons perdu de vue l’Empereur Frédéric Bar*íev Ulie ’ revenon ? à lui. Après son retour en Allemagne, en 1178, ilde s^p 3 ^ênri le Lion, Duc de Saxe & de. Bavière, qu’il dépouillaes Etats,3c ce Prince aiant fait pendant trois ans d’inutiles efforts pour
S) fí‘ZÌ L ' ff LXXllI > § 20-25. (d) Guiliel. Tyr. L- XXII. C. 8.
00 Le même § 33 *. W ^nl,c. § 4 8 ,
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Histoired’Itaìie dïtpuis VanHZ8 jusqu'à. Van1269.
Schisme enEcossen 80.
Fâcheux é-tat des Chré-tiens d’Q *rient.
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II est ollígède quitterRome.
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L’Empe-reur Fré-déric 1- re‘passe en !&•
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