l62 HISTOIRE GENERALE
Section se relever fut obligé enfin de se soumettre à son sort. La trêve de six ansV que l’Empereur avoit accordée aux Lombards étoit prête d’expirer. On^rf 0 ik de- àsiroit la paix de part & d’autre & on la conclut à Constance. On réglapJisUn parle Traité les droits que les Empereurs pouvoient prétendre dans les vil-11?,8 jus- les d’Italie, & l'on convint qu’à l’avenir ces villes seraient gouvernées parqu’à r an des Vicaires & des Comtes. On les lâissoit d’ailleurs jouir de leurs régales,12Í19. de leurs coutumes & de leurs libertés, en réservant aux Empereurs le sou-” g verain domaine, les appellations & quelques autres droits. L'année sui-1 ‘ vante, Frédéric tint une Diete solemnelle à Maience, où il arma Henri
son fils Chevalier. II passa ensuite en Italie - , & vint trouver le Pape1184. Lucius à Verone.
Concile de Pendant qu’il y fut , le Pape tint un grand Concile , qui commença leVerone- premier d’Août 1184. n Y ordonna,que chaque Evêque visiterait une foisou deux Tannée les lieux de son Diocèse, où Ton soupçonnerait qu’il setrouvoit des Hérétiques. L’Empereur pria le Pape de réhabiliter les Ec-clésiastiques, qui avoient été ordonnés par les Schématiques du tems duPape Alexandre. Lucius y consentit d’abord, mais ensuite changea d’avis.Le Pap» a L’Empereur & le Pape eurent auífi quelques démêlés,d’abord fur la suc-des démêlés cession de la Comtesse Mathilde, ensuite au sujet de la division qu’il y avoitavec l’Em- touchant T Archevêché de Treves, pour lequel on avoit élu deux sujets.psmir. p a p e refusa aussi de couronner Empereur Henri, fils de Frédéric, quide fa partn’eut aucun égard aux sollicitations de Lucius en faveur de Henrile Lion.
Marìane de E’année suivante TEmpereur négocia le mariage de Henri son fils avecHenri vi. Constance, fille posthume du Roi Roger, ayeuì de Guillaume Ií. Celui-ciavec C011- n’avoit point d’enfans , & Constance étoit Théritiere de la Couronne defiance de Sicile. Guillaume consentit à ce mariage, qui s’accomplic à Milan le 27 deSicile. janvier it86; la Princesse étoit alors âgée d’environ trente-un ans, &avoit dix ans plus que son mari. Les deux époux furent couronnés Roi &Reine d’Iralie (a). Le Patriarche d’Aquilée & quelques Evêques, quiavoient assisté à ce couronnement, furent suspendus de leurs fonctions parle Paz c Urbain III.
Amlaffa- Pendant que TEmpereur & le Pape Lucius étoient à Verone, des Am-ieurs de bsssadeurs du Roi de Jérusalem y arrivèrent pour demander du secours. LeJérusalem. p a p e ] eur donna des Lettres de recommandation pour les Rois de France& d’Angleterre. Le dernier permit à tous ses sujets de fe croiser en cetteoccasion, & il promit, de même que le Roi de France d’envoyer à la Terresainte un grand secours, tant d’hommes que d’argent (b).
Mort de Le Pape Lucius étoit toujours à Verone, où il mourut le 24 de Novem*I.uciuslií.bre 1185. L'e lendemain les Cardinaux élurent unanimement Hubert Cri-EleQion velîi, Archevêque de Milan & natif de cette ville, qui prit le nom d’Ur*III 1 3111 III; malgré son élévation au Pontificat, il garda son Archevêché (c)»iiOS. Nous avons déja vu qu’il fut mécontent du couronnement de Henri fils dsFrédéric, & qu’il en témoigna son ressentiment.
Ses démêlés ^ eut de plus grands démêlés avec TEmpereur touchant les aï'
(a) Gìannone T. II p, 375,
(b) Fleuri L, LXXIII. § 57, 58.
(c) Le même L. LXXIV. § 1.