1.64
HISTOIRE GENERALE
Section ••son exaltation, il publia une Lettre pour exhorter les fideles à se croiser,’,Y* leur promettant l’indulgence pleniere de leurs péchés & la protection ds-d’halle de- l’Eglife pour leurs biens temporels. II ordonna pour cinq ans de jeûner ce»puis r an tains jours de la semaine. Les Cardinaux animés du même zele promirent;1138 jus- entre eux de renoncer aux richesses & aux plaisirs, de se croiser, & d’aílerà.’í 4 l an lo t'ptr* rlps Pèlerins. Lf» Paru* pnrrpnrir dp rps-nns-ilipr Ips Pisiim & 1p« (4e-
qu
1269 .
III.
Traité duPape avecles Ro-mains.
IIÍ58.L’Empl-
is tête des Pèlerins, Le Pape entreprit de réconcilier les Pisans & les Ge-_ nois , afin de les faire agir de concert pour le recouvrement de la Terre
„ Sainte. Dans ce dessein il se rendit à Pise; la fievre le prit, & il mourut
EkEtim 1(5 Décembre (a). Trois jours après, on élut pour Pape le Car-Cieoent dînai Paulin, Evêque de Palestrine & Romain de naissance, qui prit lenom de Clément III.
Aussitôt après son couronnement, il envoya des Députés aux Romains -,pour établir avec eux une paix solide. Le Traité fut conclu ; en voici les*principaux articles. • On convint que le Pape céderoit au Sénat le tiers dela monnoie, & que dans six mois il donneroit aux Romains tous les murs de-là ville & de la forteresse de Tusculum, pour les détruire (J>).
Ciement, à i’exemple de son prédécesseur témoigna un grand zele pourreur Frede- la Croisade, & il ordonna des prières particulières à ce sajet, 11 envoya leïusi.secroì -Cardinal Evêque d’Albano Légat en Allemagne, qui se trouva à une DicteJ*' que l’Empereur tint à Maience, où ce Prince se croisa avec ion fils fré-déric Duc de Souabe, & soixante-huit des plus grands Seigneurs. Je ne di-rai rien des prétendues Lettres que lui Sc Saladin Récrivirent, parcequ’il eítévident que ce font des pieces supposées (c).
Environ le même tems les Rois de France & d’Angleterre eurent uneentrevue, à laquelle se trouva Guillaume Archevêque de Tyr; ces deuxPrinces se croisèrent avec un grand nombre de Seigneurs de leurs Etats.Ensuite ils tinrent chacun des assemblées particulières, & on fit une ordon-nance qui portoit, que tous ceux quin'étoient pas croisés donneroient cetteannée la Dixme de tous leurs meublés & de leurs revenus. On nomma cettetaxe la Dixme Saladine , dont les Ecclésiastiques mêmes ne furent pasexempts, ce qui en fit murmurer plusieurs, qui disoient qu’on prenoit lesfraix de cette expédition fur les dépouilles des Eglises Sc des pauvres (d).
Ciement étant encore à Pise, écrivit aux Evêques Sc au Roi d’Ecosse enfaveur de Jean Evêque de Dunkeld, & engagea le Roi â rendre ses bonnesgrâces à ce Prélat. II donna aust! une Bulle par laquelle il ordonna que l’Egli-se d’Ecosse seroit désormais soumise immédiatement au siégé de Rome, sansrelever d'aucun autre (s).
Mort de L’année suivante, le Pape envoya le Cardinal Jean d’Agnanie Légat enHc-nri II. France, pour travailler à la paix entre îes Rois de France & d’Angieterre,*fcíerre. ^ P our * es presser de hâter leur départ pour la Terre sainte. Le Légats - ' ménagea une Conférence entre les deux Rois, mais ils ne purent Raccor-der , desorte que les- hostilités recommencèrent. Le Roi de France rem-porta de si grands avantages que le Roi Henri fut obligé d’accepter les con-ditions qu’il avoit refusées. Etant mort peu de tems après, son fils Ri*
Dixmt Saladine.
Eìn du
Schismed Eco ffe.
1 189.
(d) Le même § XIII.
(fc) Le même § XIV.
CO Voy.ces Lettres dans Math. Paris ,
p. m- i\i- Tiguri 1589 in-fol.(d) Fleuri ubi sap, Z XV.(e; Le même § XVI.