D’ I T A L I E Lir.' XXIV. C h. I. 16Z.
faires que Lucius avoit laissées indécises. Urbain fe plaignoit que Fre-Sscnosderic s’étoic emparé injustement des biens que la Comtesse Mathilde avoit J-hissés à i’Egìise Romaine , qu'il s’approprìoit les dépouilles des Evêques ^alie de-Kiorts, L enfin de la saisie qu’il avoit fait des revenus de plusieurs Abbayes p u - u ; anfilles, sous prétexte de la mauvaise conduite des Abbesses,fans les rem-1138 juf-Placer par d’autres plus régulières. L’Empereur témoigna d’abord être d if ì u ' à l ’ anposé à s accommoder, dans l’espérance d’eiigager le Pape â couronner son : 26i> ‘
.■ S - Mais Urbain, étant dans les sentimens de son prédécesseur sor cet ar- ~Em.tlc ‘ e , irrita Frédéric encore plus en sacrant Archevêque de Treves Vol-preur.
|î^ r » celui des prétendans que ce Prince vouloit exclure. Iì fit plus, il cita ^86.jEtripereur, & menaça de l’excommunier, s’il ne lui donnoit satisfaction.
^ ailleurs le Pape étoìt fort mécontent du mariage de Henri avec Constan-Ce > héritière du Royaume de Sicile.
Frédéric, sachant que plusieurs des principaux Evêques d’Allemagne fa-^jrifoient les intérêts du Pape, y retourna, & ferma tous les passages des"Ipes à des pays voisins, pour empêcher que personne n’allât à Rome. 1]
^intint à Treves Rodolfe, l’antagoniste de Volmar & chassa Bertold E»
^eque de Metz de son siégé. Le Pape nomma l’Archevêque de Cologneon Légat en Allemagne ; Frédéric fit venir ce Prélat, ôc conféra avec lui, Ur Iss différends qu’il avoit avec Urbain; mais l’aiant trouvé dans les idéesu Pape, il convoqua une Diete à Geilenhausen, les Evêques qui s’y trou-etent, écrivirent à Urbain, pour l’exhorter à faire la paix & à rendreMtice à ì’Ëmpereur (a). Le Pape fut surpris de cette Lettre, parcequ’ilavcur - p r ] s j a défense de la cause des Evêques, qu’ils abandonnoient eux-j^éínes. U persista donc dans fa résolution d’excommunier l’Empereur, maisa priere des habitans de Verone, il différa de lancer ['anathème.
■A; la sollicitation du Roi d’Angieterre, Urbain donna une Balle, parla- Bulie'pourfinelie iì soi accorda de faire couronner Roi d’írlande celui qu’il voudroïc de créerunRoiÇs trois fils, & il sol envoya une couronne de plumes de Paon, tissue ^ lrlmds '
. ( ; 0 (*)• R fit partir aussi deux Légats pour l’Angleterre, qui de-oient passer en Irlande pour en couronner Roi Jean, fils de Henri. Maisce rince différa ce couronnement, & mena les Légats avec lui en Nor-nandie,pour assister à une entrevue qu’il devoit avoir avec le Roi de France.
Lannee 1187 fut fatale aux Chrétiens d’Qrient. Saladin, après avoir Mortd'Xh-pris un grand nombre de places de la Palestine, se rendit enfin maître deJeruíalem, & soumit tous le pays, à la réserve de Tyr,de Tripoli,d’An- Grégoireoche & de quelques Châteaux. Ces tristes nouvelles cauferent tant de vin.d’na iri aU ^ a P e ’ siu'il tomba malade & mourut à Ferrare 3 e 18 ou le 19 1187.
Octobre (c). Le 21 on élut le Cardinal Albert, Chancelier de i’Egìiíe^ottiaíne, qui sot nommé, Grégoire VIII, qui ne tint le siégé qu’unmoislQÌ ^ f e P c jours. Dans ce peu. de tems il fit tout ce qui dépendoit depour procurer du secours aux Chrétiens d’Orient. Quelques jours après
G) Le même § 3-5 c . § 3,
o Roger de Hoyeden , p, 63 r. Ap. Fleuri (c) Fleuri 1 . c. § XII.
heso',, ? Cbristlanismt; s’établît en Livonie cette année, & Meinard Chanoine de Sige*b Y ronda l'Iìvêché de Ri ga (/).
(1) ^Arnold Lubec. Chron. VIII. C. S, í,
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