D’I T A L I E. L iv. XXIV. Cir. í. m
Le Pape décida en i2co !a querelle entre Philippe & Oihon, & se dé- Section^ara en faveur du dernier; alléguant que sélection de Philippe étoit nus V-* e , parcequ’il e'toit excommunié , & regardé encore comme tel, quoi j
qu’il eût obtenu secrètement l’absolution. Aiant appris que Jean, Roi tj*r m e *d Angleterre, qui avoit succédé à Richard son frere, avoit promis, dans ji 3 y j u f.e Traité de paix qu’il avoit fait avec le Roi de France, de ne donner au- qu’à r an
cun secours à Othon, Innocent écrivit au Roi Jean,qu’il ne devoir point - _
garder son serment, & qu’il étoit obligé de payer à Othon ion neveu, y p.déclareles sommes que Richard lui avoit laissées par son Testament, sinon qu’il pour Othonem ploieroit son autorité à lui faire rendre justice. contre Phi-
Marcovalde , dont nous avons parlé, s’étant rendu maître de Saint- ii Pì )e 'Germain & de plusieurs Places dans la Fouille & la Calabre, passa en Si- I200 ‘cile avec une partie de íès Troupes, & s’empara de Mont-Réal dans le f*v °isinage de Palerme. Les Gouverneur de Sicile demanderent du se- [)ç arcovaCc >urs au Pape; Innocent envoya Jaques Consiliario Ion cousin, accompa-gné d’un Légat & des Archevêques de Naples & de latente, avec quel-ûues Troupes. Ils aìíerent d’abord en Calabre, d’où ils chassèrent un .^pitaine Allemand qui défoloit cette Province, passeront ensuite le Fare^ se rendirent à Meíììne. Delà ils s’avancerent vers Palerme , que Mar-c °valde alsiegeoit depuis vingt-deux jours, lui livreront bataille, le batti-rent A i e défirent totalement. Tout le bagage fut pillé ;& on trouva parmiLs effets pris le Testament de l’Empereur Henri VI (a).
L’année suivante, le Pape écrivit á Othon & aux Seigneurs d’Allema- Le Pape§n e > par ces Lettres il le reconnoissoit Roi des Romains, Ôi ordonnoit écrit en Ah^ on lui rendit en cette qualité respect & obéissance , ëc il promit aux ^
(a) Giannone T. II p. 441-448. I2&1 *
tat st l?s hommes que les femmes peuvent prêcher; que le Latin n’est d aucune utilitéa »x Laïques : nue tout ce qui n’est pas fondé fur «'autorité de l’Ecriture sainte, est unefable; qu’tl ne faut s’etnbnrasser ni des décrets de l’Eglíse ,nidts explications des oaints;stu'o- doit mépriser les excommunications ; que les indulgences & k-s dispenses n ontaucune .ffiotce; qu'on ne doit invoquer que Dieu seul; qu’il ne faut pas honorer les.reliques; que les miracles & les légendes des Saints font des faussetés; qu’on doitdétester ie fume de la croix â cause des souffrances de Jésus-Christ ; que îes Iradi-fions de l’Egide, font les traditions des Pharisiens, que toutes sis pratiques, ses céré-moines sis fêtes, sis consécrations, sis bénédictions êtc. doivent être rejetiécs; quetontine D si u n’habite point dans les Eglises, il ne faut ni les dédier ni les omet; qu’^néoit condamner & abolir tous les ornemens & les habits sacerdotaux , l enceti-, les*î’ :a gts, Us Cierges, les processions , l’eau bénite & U chant dans lEgue, que lasépulture ecclésiastique n’est d’aucune utilité aux morts, dt n a ete intro une qim pour’. e gain; qu’il n’y a point de Purgatoire; que tout péché est mortel qu on ne doitlatnais faire serment, & que quiconque y force quelqu’un est pire qu 1 Ucur ner;ûus tous les Princes & Us Juges, qui condamnent des criminels font damnés par-<*q»e l a vengeance des crimes appartient à Dieu seul. Rainier assure que ce font-la«es dogmes que professoient la' vlunart des Vaudois répandus en Europe, qu ils éto.ent
Dann ? mes l l ue profeffoient la plupart desnés en P^ u ^ eurs petites Sectes, qu’ils «
nér, r ,u “curs peutes oecces, quns convenoient tous fur de certains L _ D _
’ Ux , & en ayoient d’autrts fur lesquels ils ne s’accordoientpoint II dériarenéan-
f ci '^ qu’ils étoientu Urla
points ge-lai e néan-
pneifiques & modestes travaillant toujours & vivant du travail de
mains, contens du nécessaire; que la plupart étoient chastts, iobres, ennemis dear >se, du jeu, du mensonge & de la calomnie (1). Rem. <ics Auteurs Anglais.
(1) Spt/ndanì Annal*
Y L