Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
194
JPEG-Download
 

m HISTOIRE GENERALE

Sectioh aìi°ic faire aux Lombards. Mais Grégoire tâcha de l’en dissuader en lui fè*V. sant espérer qu’íl les feroit rentrer fous son obéissance. Pour faire diver»Ipíloire _ fion, le Pape renouvella ses ordres pour la Croisade , & écrivit à tous lespuisi'an 6 * •P r ì nces â villes de la Chrétienté. L’Kmpereur ne prit pas le change, &1138 jus- résolu de soumettre les villes de Lombardie, il retourna en Allemagne, pourqu’à ïan en ramener une Armée en Italie ( a ).

1269. Frédéric écrivit alors au Pape, qu’íl ne pouvoit plus supporter l’insolen-LeUres de ce des Lombards, le priant de lui procurer une paix honorable ávec eux,,l'Empereur ou de l’aider à les soumettre. II se plaignoit surtout des Milanois, commeau Pape. des auteurs de tout le mal & qui favorisoient les Hérétiques. Grégoire ré-1235. pondit en J’exhortant de penser à l’expédition à la Terre Sainte, & en of-frant de lui faire rendre justice. L’Empereur, s’appercevant des vues sé-crétés du Pape, lui écrivit une autre Lettre très-vive, & fans faire atten-tion à ce que le Pape lui fesoic proposer, il résolut de passer en Italie (ti).Frédéric Aiant marqué le rendez-vous de ses troupes à Augsbourg pour la Saintpajfe en Jean, l’Empereur s’y rendit au tems marqué & en partit au mois de Juilletf^obli ^ avec une puissante armée. 11 passa les Alpes, dont les Milanois lui dispu-âe retourner tere nt en-vain le passage, & se rendit à Verone (c). Delà il entra dans leen Alterna- Mantouan, où les Cremonois, les Modenois & les autres Peuples attachésS ne ‘ à lui, le joignirent. II mit tout à feu & à sang aux environs de Man-toue , se retira ensuite à Cremone & delà à Parme, où il tint une Assem-blée , composée des Princes «St des villes de son parti. Après cette DieteFrédéric continua la guerre avec vigueur, prit Vicence, qui fut en partiebrûlée , & un grand nombre d’habitans furent massacrés, ravagea lescampagnes aux environs de Padoue, & vint assiéger Trevise, mais PierreTiepolo, fils du Doge de Venise, la défendit si bien, qu’il fallut leverJe siégé (á). L’Empereur ayant appris alors la révolte du Duc d’Au-triche , laissa à ses Généraux des forces suffisantes pour se maintenir en Ita-lie, repassa en Allemagne, défit le Duc, le dépouilla de ses Etats,& allapasser l’hiver à Vienne.

j Négocia- Dans ces entrefaites les Généraux de Frédéric se rendirent maîtres de

f ° a in ’r kàsieurs villes de la Lombardie ik de la Marche. Le Pape, qui voyoic/ra ueufts. avec àagrin leurs progrès, & redoutoit l’aggrandissement de l’Empe-reur , envoya à ce Prince le Protonotaire Montelongo , pour lui fairedes propositions de paix; mais Frédéric n’y voulut pas entendre. Gré-goire trouva moyen alors d’appaiser les esprits, soulevés contre lui àRome , & revint dans cette ville. On essaya cependant de reprendreencore la voie de la négociation. L’Empereur nomma le Grand Maîtredes Teutoniques, & Pierre des Vignes, & le Pape deux Cardinaux, pourtravailler à la paix, mais ce fut inutilement.

Suite de U Frédéric rentra en Italie avec une formidable armée , à laquelle fe jol-guene d I gnirent dix mille Sarasins de la Fouille. II attaqua celle des villes liguées,ta 1237. à gagna la célébré bataille de Cortenuova, qui entraîna la ruine des Mite*nois. Pierre Tiepolo, dont nous avons parlé y fut fait prisonnier, & aprèsavoir servi d’ornement au triomphe de l’Empereur, ce Prince le fit penr

(a) Sigm L. XVIII.

(b) Le même.

(c) Richard de S. German.(a) Sigon ubi sup.