D’I T A L î E. Lit. XXIV. C h. I. *95
^ re , action qui caractérisé assez les mœurs de ce siecle. Cette victoire jettala terreur dans la Lombardie, toutes le villes se soumirent, à la réserve deElan, de Bologne, de Plaisance & de Faënza. L’Empereur, qui vouloir® tQ ut prix les réduire, repassa en Allemagne, pour y rassembler une nom-bteuse Armée, & revenir en Italie au Printems.
Le Pape dont les craintes augmentoienc à mesure que les arme,s de Fre-der ic prospéroient, prit le parti d’envoyer des Légats à Jaques Roi d’Ar-* a g°n, pour l’engager à venir au secours des villes de Lombardie, lui of-frant de le reconnoicre pour Seigneur de Lombardie & de lui payer les mé-fies revenus qui étoient dus à l’Empereur, & cent cinquante mille écus poures fraix du secours dont elles avoient besoin. Ce Prince qui fesoit la guerreaax Maures fort heureusement, promit néanmoins de passer en Italie avecdeux mille Cavaliers. Mais il ne tint pas parole (a).
Cependant l’Empereur aiant levé une nombreuse Armée , en remit lec °tnmandement à son fils Conrad, avec ordre de le suivre à Verone, IIPartit avant lui, & soumit sans peine Verceil, Turin & les autres Placesv °isines. Conrad passa les Alpes au mois de Juillet suivant, avec unegrande quantité de Prélats & de Seigneurs , & arriva avec son arméej pfone, où son pere l’attendoit. L’Empereur alla alors à Cremone, &5? e ‘ a à Padoue où il tint une Cour générale (b). Les Milanois, effrayés deorage qui les mensçoit, firent demander humblement la paix à Frédéric,^ offrant dix mille soldats pour le secours de la Terre sainte , moyennantrl leur conservât les mêmes droits & privilèges dont ils jouiífoient. L’Em-Poreur les refusa & exigea qu’ils se rendissent à discrétion. Les Milanoisr edoutoient trop la cruelle sévérité de ce Prince pour prendre ce parti. Ilsr esolurent de se défendre jusqu’à la derniere extrémité, & travaillèrent parsoutes sortes de moyens à fortifier leur ville (c). L’Empereur partagea sonar mée en deux corps, dont l’un s’empara de Brescia &í’autre d’Alexandrie,Ces^ deux villes furent détruites < 8 j leur territoire ruiné. Pour fournir auxraix de la guerre, Frédéric fit lever des contributions fur les biens des E-glues & des Ecclésiastiques. Grégoire en fut tellement offensé , qu’il nevoiiim; p as écouter les Ambassadeurs que l’Empereur lui envoya pour se jus»s « îf^Pe ne perdoit pas de vue son projet d’une nouvelle Croi-k i j souhaitoit . d’y faire entrer Frédéric, tant pour délivrer les villes^belles de Lombardie du danger qui les menaçoit, que parceque c’étoit lesooyen d’élever fa propre autorité. Mais l’Empereur n’avoit garde de s’en-gager dans une expédition de cette nature, au contraire il renouvelia avecE doudan d’Egypte la trêve pour dix ans, & défendit à-Renaud de Ba-iere, son Lieutenant dans le Royaume de Jérusalem, de rien entreprendret °ntre les Sarasins. Le Pape ne laiílà pas de faire prêcher la Croisade dansjPute la Chrétienté; mais comme on n’avoit pas eu soin de préparer uneotte assez considérable pour transporter tous les Croisés, la plupart pri-'jt leur route par terre, & presque tous y périrent (d).
Lans le même tems, il survint un nouveau sujet de brouillerie entre Fre-
Section
V.
Histoired’ìtalie de »puis l'on11.38 jus.qu’à l’an12 6 g.
LePape r’a-drejse auRoid’Arra -gon.
Retour deFrédéricen Italie .
Nouveau
00 Zurìta ad ann. 1238- Muriana L. XII.
Giamone T. II. P- 559.
09 Le même.
(á) Le même p. 560.09 Le même p. 561 .
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