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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ï T ALIE. Liv. XXIV. Cïi. I. iç?

«îînemi du Christianisme. II fie tant d’impresston, que ceux-là mêmes qui Sectio».av °ient conspiré contre lui, & que Frédéric avoit gagnés, prirent la croix >a Y-avee empressement. Par ce moyen il assembla une grosse Armée, & ses ^

p poupes en vinrent plusieurs fois aux mains avec celles de l’Empereur. Ce pJ^Vanprince fe permit alors des excès, qu’on ne peut gueres excuser; il se soi t 1138 jus-^ndre la tête en croix à tous les Croisés qui tomboient en son pouvoir,ou qu’à l’mwen on les marquoit d’une croix au front, avec un fer rouge {a). Après ia£5 ^a y°ir ravagé le territoire de Rome Frédéric prit le chemin de la Fouille,

Gu les Vénitiens fesoient de grands ravages.

, ..Grégoire envoya aussi des Légats en France & en Angleterre pour y pu- Ses Légats-lier l’excommunication de Frédéric & pour prêcher la Croisade contre lui . en Fraace°J Légat en France obtint le vingtième des revenus ecclésiastiques, &

Ut hon qui étoit en Angleterre exigea le cinquième (/-). Quelques Prélats le g ' eP a yerent, mars le gros du Clergé s’y opposa, àz les exactions du Légat^citèrent de grands murmures parmi le Peuple. Le Pape fit offrir par sonP M à 8. Louis la Couronne Impériale pour Robert, Comte d’Artois sonsore ; Mais ce Prince, persuadé que l’Empe.reur n’avoit pas mérité fa dé-P°sition, rejetta cette offre ; il fit plus , si l’on en croit Matthieu Paris ,

Ur une Lettre de Frédéric, il fit arrêter l’argent que le Légat avoit levéen France, en attendant la fin des démêlés du Pape avec l’Empereur (c).

' T) s Cardinaux persuadèrent à Grégoire de convoquer un Concile général «onvopie-a Rome pour le jour de Pâques de Vannée 124r. Les progrès de i’Smpe- U Q é ^ c J ler^Ur en Italie ne iui laiffoìent d’autre ressource; ce Prince av’oit repris Ra- r EmpereurVe nne & affiegoit Faënza. On entama quelques négociations pour obte- s’y oppose.nir une Trêve, mais Frédéric la refusa, parc'que le Pape y vouloit com-P r fcndrelès Lombards. L’Empereur fit plus, il écrivit aux Rois de Franceír d'Angleterre, pour les prier de ne point permettre aux Evêques de leurs-Royaumes de fe rendre à ce Concile, & pour empêcher les P/élats Ultra-ontains de passer à Rome, il envoya son fils Enzius avec une puissanteJ otte dans la riviere de Genes (d).

f U ^ ru!cc et °R ^ ors très^ puissant, car, outre fa Flotte, il avoit à fa Paf (fana° nombreuses Années. L’une campoit près de Faënza; il la com-

la M 01 u Ên P ersenne » i >aatre dans Pa y s c * e Genes ; une troisième dans] m- 3 . e d’Ancone & dans la vallée de Spoîete ;la quatrième dans la Pa»e tine; enfin la cinquième, commandée par son fils Conrad, pour aller auíecours de la H ongrie , Inondée par les Tartares (<?).

Au commencement de l’année 1241 ,!e Cardinal Colonne, Légat du Pa- Sa FlottePe dans la Marche d’Ancone, embrassa le parti de l’Ëmpereur & iui remit e l kve leí .n bon nombre de ses Châteaux près de Rome. Dans !e même tems un Tgranci nombre de Prélats de divers pays s’étoient rendus à Genes pour paf- R ome .Dasr 3 ° me * Freácúc ^ eS avert ir de ne point s’embarquer, mais deP 1er fur ses terres, afin qu’il pût fe justifier, leur promettant une entiersziu 616 ’ ne ^^* erent P as de Rembarquer fur la Flotte des Génois. En-de 8 avoa£ joint par les Pifans, battit cette Flotte, & la plupart

, s Prelats Murent faits prisonniers. On les mit aux fers, A ils eurent

ÍM n*° n r' °n' 1 Giannonc 1. c. (c) Matth- Paris.

II, j vu ’ ° 8rw ' P' 471. Blond. Dec. (d) Le même p. m, 537 .

’ V1I> (e) Idem 1. c.

Bb 3

1241.