SectionVI.Jlìlloire<V Italie de-puis l’an1260 fus-qu’à l’anJ J7H‘
Réponse duRaid' Arragonau Pa-pe.
MàTfin ex-communiel’EmpereurGrec.
Inutiles ef-forts de Ro-àolfe contreles Guelfes.
Vêpres Si-ciliennes,1282».
Le Papedépose leRoi d’Ar —mgon.
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222 HISTOIRE GENERALE
vríer 1281. Simon de Brie, Cardinal Prêtre du titre de Ste. Cécile, Fran-çois- de naisianee, qui prit le nom de Martin IV. La ville de Viterbeayant été mise en interdit à cause de la violence faite aux Cardinaux , il sere.’ira à Orviete, où il se fit sacrer & couronner (à). Immédiatement aprèsles Romains lui conférèrent la dignité de sénateur de leur ville,qu’il donnadepuis au Roi Charles. II rappella Berthold de la Romagne » & y envoyaJean Eppa son neveu, pour continuer la guerre contre ceux qui refusaientde se soumettre à l’Eglise.
Martin étoic inquiet des grands préparatifs que fefoit le Roi d’Aragon,qui équippoit une Flotte considérable, fous prétexte de vouloir attaquerles Saraíìns,- il envoya donc un Légat pour lui demander contre quels Ss*raíìns il avoit dessein de tourner les armes , en lui offrant son secours.Pierre répondit, que s’íi croyoit que fa chemise connut son secret, il ladéchireroit & la brûleroit. Le Légat prit son congé,en lui défendant fouspeine d excommunication d’attaquér aucun Prince Chrétien.
Cependant le Roi Charles , au lieu de veillera la conservation de sespropres Etats, se disposoit à envahir ceux de l’Empereur Grec, & sollicitale Pape d’excommunier ce Prince. Martin , qui n’étoit que sinílrumentpour contenter son ambition , excommunia Michel , sous prétexte qu’îin’obfervoit pas les articles de l’union dont on étoit convenu à Lyon, &qu’rl possédoit injustement un Empire, qui appartenoit au fils de Baudouin;défendant à tous Rois, Princes & Seigneurs de faire avec lui aucune socié-té ou confédération, fous peine d’excommunieation (L).
Dans ces entrefaites , l’Empereur Rodolfe , à la sollicitation des Gibe-lins, envoya Othon son Chancelier en Italie, à la tête de trois - cens 'che-vaux, pour demander aux villes de Toscane de lui rendre hommage. Mailil n’y eut que Pise & Sanminiano qui lui prêterent serment de fidélité.Othon avec leur secours attaqua les Luquois, les Florentins, & les autresGuelfes de ces quartiers ; après quelques rencontres, où il n’eut pas l’avan-tage, il fallut s’accommoder, Òc Othon s’en retourna en Allemagne (c).
L’année suivante, Charles étant à Orviete avec lc Pape , reçut la nou-velle de la révolte des Siciliens, qui le Lundi de Pâques, à l’heure de Vê-pres avoient surpris & massacré tous les François, fans épargner même lesfemmes de leur pays, qui avoient épousé des François âc qui écoient en-ceintes (d). A la nouvelle de ce massacre,, le Pape fit une procession pu-blique dans Orviete, excommunia les Siciliens, mit leur Isle en interdis.II accorda en même tems à ceux qui affisteroient Charles, les mêmes, in-dulgences qu’aux croisés.
Ayant appris peu après, que le-Roi d 1 Aragon avoit débarqué en Sicilepour en prendre poíîession du chef de fa femme, Martin l’excommuniaavec tous ses adhérens, & mit le Royaume d'Aragon en interdit. Cettevaine montre d’une autorité qui ne fut donnée que pour sanctifier les na-tions & jamais pour ébranler les Empires, allarmerent peu le Roi Pierre»dit un Historien.de notre tems, enforte que quelques, mois après le Pape 1 £
(T- Blond. Dëc. II. L. Vllî. (d) Istor-, di Ricoid. Pìatinn & tous
(L) Istor. rìi RicorL uM Jup, Platine- Historiens.
(çy, Kilianl L.-Yìií.- C. .5,5,.