. D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. 7 . 227
^■ Qt ne, maïs craignant qu on n’abusât de la simplicité de Pierre Mouron jP° ur lui persuader de reprendre la dignité qu’il avoir quittée , Boniface lec Partir accompagné de quelques personnes pour Pobserver. Mais en par-ant de iXaples, il apprit que Pierre s’étoit dérobé à fa compagnie. Leppe fit courir après lui, à on le trouva près de Viesti, ville maritime dea 9 a pitanate, où il avoir dessein de s’embarquer pour passer en Grece,l^ais le vent contraire Je retint. On J’arrêta & le conduisit au Pape. Les(«) disent que Boniface lui reprocha avec hauteur, d’être parti sans faP er Uìitìion, & lans écouter ses excuses, le fit renfermer dans le Château®Pumone. D’autres(^) assurent que le Pape le reçut avec beaucoup d’hon*
1 , l'envoya d'abord à Anagni,Lc le fit enfin convenir de demeurer dans
a q^teau dont nous avons parlé. II confirma par une Bulle l’abdicatione Pierre , & engagea un Moine Augustin à faire une savante apologiePour prouver qu’il étoit légitime Pape (c).
.■boniface s’étant rendu à Rome fut sacré solemnellement le 16 de Jan-ler H puis couronné. Ensuite ii alla à cheval à St. Jean de Latran, ac-0r upagné des Rois de Naples «St de Hongrie à pied , qui tenoient descôtés la bride de son cheval, & le servirent à table, la couronne enlete (d).
. Quand il se vit bien affermi dans fa dignité, il envoya les Evêques d’A 1 -atie de Palestrine, en qualité de Légats , pour accommoder les Roisfa *' rance & d’Angleterre. Ayant appris que l’Empereur Adolphe de Nas-a Voit accepté un subside du Roi d’Angleterre pour agir contre larance, il dépêcha deux autres Légats en Allemagne , pour l’exhorter àJ; désister de cette alliance, mais ce fut inutilement alors. II confirma ler aité entre le Roi Charles le Boiteux «St Jaques Roi d’Arragon, suivant^qufcl Jaques promettoit de remettre la Sicile à Charles, «St de fournir desoupe s , fi i es Siciliens refufoient de se soumettre. Mais ces Insulaires, qui^gardoient comme le comble du malheur de rentrer fous la domination^ançoiíe, élurent pour leur Roi Frédéric, frere du Roi d’Arragon, maí-fureiu S r^° rCS ^ Ue boniface fit par ses Lettres & par ses Légats; ceux-ciT f. p “ erne obligés de se retirer pour se dérober à la fureur du peuple.G- au ® rétablir la paix en Italie, fit venir les Envoyés de
enes ( 5 t de Venise, engagés dans une guerre ruineuse , & les exhortatement a la paix; mais les prétentions réciproques étoient si exorbitan-casr ^ Ue 3 media 9 on ^ ut inutile (s). II envoya Isarn, Archiprêtre de Car-VA °fh en de Légat en Danemarc , pour procurer la liberté de
q ^chevêque de Lunden, que le Roi tenoit dans les fers, à l’oecasion deMuei^ues différends touchant les droits de l’Egîife & de la couronne.e ntr 3 | lnde àNtmte, il renouvella par une bulle la trêve qu’il avoit prescriteUj a i e es ^ois de France & d’Angleterre, fous peine d’excommunicationa ux f CC - S ^j uices n ’y murent aucun égard. Cependant comme pour subvenir00 la guerre, ils fefoient des impositions de deniers même fur lego, Boniface publia une Constitution, qui portoit que tous les Prélats
Section
VI.
TUfoired' Italie de-puis Van1269 jus-qu'à Van1378 .
rêter Cé-lestin.1295.
Bonifaceveut conci-lier lesPrinces.
Bulle fur _Us immuni-tés cíu Cler-
izgo.
Q) Spondan. Annal.
O 5"? 9' LXXX1X - S 36.
v. J -atgul. derenunciat. jpapœ L. 7
(d) Fleuri ubi íup. § 35.
(e) Follet, Hist. Gía. L- V»
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