228 HISTOIRE GENERALE
Sfxtion ou Ecclésiastiques qui payeroient aux Laïques quelque subside ou subventionVI. sans la permission du Pape, & les Rois, Princes ou Magistrats qui lesiïhalk dt- i^Pofooient ou ^ es ey -igeroient, encourroient l'excommunication (s)-puis Pan De son côté, Philippe le Bel Roi de France donna une Ordonnance,ia 6 ç>jiif- portant défense à toutes personnes, de quelque qualité ou nation qu’escqu'à Van j e s fussent, de transporter hors de son royaume or ni argent en masse,!378. en va iflelle, en joiaux , ou en monnoie, des vivres, des armes, deschevaux, ou des munitions de guerre, fans fa permission expresse. II dé-fendit par une autre ordonnance aux étrangers de demeurer dans son royau-me & d’y faire commerce. Le Pape en fut fort choqué, & publia une'nouvelle bulle, mais plus modérée que la précédente, par laquelle il décla-re , qu’il n’a pas défendu absolument au Clergé de donner au Roi quelquesecours d’argent pour les nécessités de l’Etat , mais seulement de le fairsfans la permission du Saint Siégé (L), Sponde (c) rapporte que vers ce-même tems, Boniface confirma à Jean Cabilon le Vicariat de Toscane, quel’Empereur lui avoit conféré. Mais les villes d’Ita'ie , souhaitant de s’af-franchir du joug de l’Empire, engagerent le Pape dans leurs intérêts parun présent de quatre vingt mille florins ; & peu après il porta le Vicaireà négliger les droits de l’Empire, en donnant i’Evêché de Liege à son frere;Le Pape En 1297. Jaques Roi d’Arragon vint à Rome, & le Pape, qui savoirdonne í a déja nommé Gonfalcnnier de l’Eglise Romaine, lui donna en fief le royau-mê à Sardaigne & de Corse, à condition de fournir à l’Eglise Romaine uirU'e * certain nombre de troupes ík de lui payer tous les ans deux mille marcs-1297. d’argent (d).
Ses démêlés Ce fut cette même année, que Boniface commença à persécuter la fa-avec Us Co- mille des Colonnes,' il en vouloit surtout aux deux Cardinaux de ce nom,kmes. qui lui avoient toujours été contraires depuis la démission de Célestin, &'ne pouvoient se résoudre à le reconnoitre pour Pape légitime. Le 4 deMai, il les fit citer à comparoitre devant lui, pour sc justifier; mais lesdeux Cardinaux n’eurent garde de se livrer à leur ennemi, & aprés avoirfait une protestation ils sortirent de Rome. 11 s répandirent ensuite unepiece, où ils contestoient la validité de sélection de Boniface, parcequela renonciation de Célestin n’avoit pu être admise, demandant un Concilegénéral, auquel ils en appelloient. Le même jour Boniface publia contreeux une bulle par laquelle, de l’avis des Cardinaux, il privoit les deux Co-lonnes du Cardinalat, les dépouilloit de leurs bénéfices, & les excommU'nioit avec tous leurs adhérens. Ensuite par une autre bulle, il ajouta à leprcondamnation celle de leurs plus proches parens, & par une troisième, ùconfirma les deux autres. L’année suivante, il fit prêcher la croisade con-tre eux, prit quelques uns de leurs Châteaux , & la ville de Palestrine»qu’il fit ruiner, & les poursuivit dans tous les lieux où il soupçonna qu’il 5sss-toìenc retirés (<?) (*). Boniface canonisa en 1297. Louis IX. Roi d®France, appdié depuis S. Louis.
(«j Spondan. annal. & alii. ( c ) Spondan, annal, ex auctor. Cod.
(b) Hisl. Diflïd. inter Bonifac. & Phi- (d) RaynM. 1297. n. 1.
3 ipp. («j Viliani L. VíU. C. 21. Spondan.
(*) Assaut élS úiforixié qa’ils s’étoient enfui à Genes, il en témoigna son reífëuú'