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Jean le Moine, chargé d’une instruction en douze ardcles, dont les prin- Section‘ rjPaux étoient ; que le Roi permettroit aux Ecclésiastiques de son Royaume , VI.
^ a 'ler à Rome ; que le Pape a la principale autorité de conférer les béné-«ces vacans ; qu’il peut envoyer librement des Légats & des Nonces à tous pj^l’ones Royaumes & les autres lieux comme il lui plait, fans la demande ni le 1269 /«/-consentement de personne ; que l’administration des biens & des revenus qu'à l’anoocléfiastiques n’appartient à aucun Laïque, & que le Pape en a la sauve- J 3?8.r aine dispensation, ensorte qu’il peut demander & exiger selon qu’il le trou- ~ Lém ~r e à-propos le centieme, le dixieme ou une autre quantité; que le Roi eut Francoa Çomparoitrí devant lui par Procureur, pour donner satisfaction du mé-Ç ris témoigné au Saint Siégé, en brûlant publiquement une bulle, dont leCe . au portoic les images das Saints Apôtres, que la ville de Lyon n’estPoint dans les limites du Royaume de France ; que le Roi rende aux Pré-l’exercice du glaive spirituel, nonobstant ses privilèges. Philippe don-a fa réponse par écrit article par article ; Ck cette réponse étoit assez mé-na §óe pour contenter un homme moins haut que Boniface.
Ce Pontife ayant conclu son Traité avec Albert & avec le Roi de Sicile, H excom-çOnimunia le Roi, & cita les Evêques de France de comparoitre à Rome le ,tr n P e *sonne ou par Procureur, dans f espace de trois mois, fous peine d’è- e nc’ppúiep„ e .oéposés. Philippe tint une assemblée des trois Etats du Royaume à un Concileris > où quelques Seigneurs produisirent un Ecrit contenant les accusa- général.j a ° ns les plus graves contre Boniface; on l’accusa de plusieurs hérésies, de I 3 ° 3 *.J 110 ** de Célestin, d’être un intrus, d’être coupable de Simonie, de sa-îlege L d’autres crimes énormes ; en conséquence ils en appelloient auConcile ; le Roi se rendit aussi appellant, les Evêques en firent dee Rie. Le Pape apprit à Anagnie ce qui s’étoit passé en France ; il se pur-gea p ar serment des crimes qu’on lui imputoit ; ensuite il confirma par unel’in UVe ^ excommunication, les censures prononcées contre le Roi, jettado ^ ur le Royaume, dispensa tous les sujets du serment de fidélité,
& Royaume de France au Roi des Romains, & excita les AngloisCene d 3nS * déclarer la guerre à Philippe.
Guillaume Nosar?! 0111163 -’ V T' 1 »* •? formeren ' aV r eC Pape
crprpmonr ogaret le proqet de se saisir de Bomface. Nogaret passa se- arrêté y fi
ne nn’ i V ^ ltaie ’ accompagné de Sciarra-Colonne, & débita en Tosca* mort -qu 11 etoit venu pour traiter Raccommodement entre le Roi & le Pape,y i OU ® ce prétexte ils prirent des mesures pour se saisir de ce Pontife. Lee Î5e Pt e mbre, ils entrerent dans Anagnie avec trois-cens chevaux &r ent n ° m ^ re Zens de pied, le peuple se joignit à eux, & ils se rendi-à u T ! iaiCres d u palais du Pape. Sur la premïere allarme, tous les Cardinauxforce 6erV c à deux abandonnèrent Boniface. Nogaret & Sciarra-Colonne^ace/ 6011 !f a chambre , le traitèrent avec la derniere indignité, & le me-n^ ra [ en ^ ae le mener lié à Lyon, pour y être déposé par un Concile gé-s 0Us à>os trésors , qui étoient immenses , furent pillés , & on le mitna gn j onne & sure garde. Mais au bout de trois jours les habitans d’A-rrw rr re P ent irent de savoir si lâchement abandonné, prirent les a»
^'en'rpr ^estèrent les François, & mirent le Pape en liberté. Boniface^rna^Rome, mais il tomba malade de chagrin, «St mourut le
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