Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
237
JPEG-Download
 

D’I T A L I E. Liv. XXIV. C h. I. m

curèrent Tordre qui leur écoic donné de se saisir de tous les Templiers. Le SectionP ape se plaignit d’abord ëí ensuite s’appaisa. On interrogea un grand nom-we de Chevaliers, & on prétend qu’ils avouèrent leurs impiétés & iears de ,crimes. Dans la bulle de convocation du Concile de Vienne Clement dit, p u i s i* mqu’il avoit reçu des plaintes réitérées contre les Templiers, & qu’un ia69/«/-d’entre eux de grande noblesse & fort estimé dans T Ordre, avoit déposésecrètement devant lui, après avoir prêté serment, qu’àJa réception des 37ìi - .

freres, c’étoit la coutume que celui qu’on recevoit, renonçât à Jefus-Christ & crachât fur la croix , & qu’on ,commettoit bailleurs générale-Ment parmi eux les plus abominables crimes. II ajoute que soixante-douzeoutres Chevaliers avoient par leurs confessons confirmé celle - là. Ce n estpas ici le lieu d’entrer dans tous les détails de cette astaire, nous nous con-tenterons de dire que le Pape ordonna des poursuites contre ces Chevaliersàns tous les pays, qu’il en périt plusieurs par le feu, qu’il y en eut quiévoquèrent leurs confessons, & avouèrent qu’ils roeritoient la mort pour^Voir calomnié leur Ordre, que TOrdre fut supprimé <St que leurs biens fu-ént confisqués. Plusieurs Auteurs ont entrepris de faire leur 'apologie,&quelques - uns ont attribué leur ruine à Tavarice de Philippe le Bel, qmcon-Voitoìc les grands biens qu’ils poffedoient en France. Ce qui semble infir-mer ce soupçon, c'est que leurs biens ne furent point sécularisés, & qu ondétruisit TOrdre dans toute la Chrétienté. On peut aussi dire, qu’il n'y a£Ueres d’apparence que le Pape se fût déterminé à anéantir un Ordre, assfi ses prédécesseurs avoient accordé tant & défi grands privilèges,fi leurscrimes n’avoient pas été avérés. II reste néanmoins fur tout cela bien def obscurité j que ces Chevaliers fussent corrompus, on n’en peut douter,

Mais étoient-ils seuls dans le cas? D’ailleurs il y a quelque chose de si bi-zarre dans les impiétés qu’on leur impute, dont il ne leur revenoit aucunavantage, qu’on peut très-bien suspendre son jugement sur ce qui leségarde.

En iZvg. le Pape fit prêcher la croisade contre certains hérétiques < Doucindont le Chef se nommoit Doucin. lis se tenoient en Lombardie, dans les /teret ^t e ’montagnes voisines de Novare; leurs principaux dogmes se réduisoient a /soutenir que le P ape & se S Prélats étoient des prévaricateurs & des séduc-teurs , que les hommes & ses femmes peuvent habiter indifféremment en-semble, parceque la charité veut que toutes choses soient communes &c.

L’Evêque de Verceil se mit à se tête des croisés, poursuivit ces héréti-ques, les dispersa, & en prit quelques - uns, entre autres Doucin, qui futcoupé en pieces, & ensuite brûlé.

L’Empereur Albert ayant été assassiné par son neveu , le Roi de France Henri vil;Ppnsa à procurer TEmpire à Charles de Valois son frere, & se propos Raides R<*d engager le Pape à s’intéresser dans cette affaire. Clement en fut informé, mums..p Pour se débarrasser d’une sollicitation si délicate, il suivit le conseil duCardinal de Prato, & fit secrètement savoir aux Eltct-urs les intentions du'■oi & ses pressa de pioceder promptement à sélection d un Roi des Ro-mains. Les Electeurs profitèrent de l’avis, & suivant la recommandation

“ 5 1 Pape, 1 e 27 de Novembre, ils élurent Henri Duc de Luxembourg.

•Lser

-'ans ces entrefaites 1e Par

e alla à Avignon, ville de Provence, de la do-

3