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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cn. I. 239

gables à l’honneur, aux droits & aux libertés da Roi & da Royaume Sbctios tdonnées depuis 1300, & ordonne qu’eiles seront ôtées des Registres de1 Lglffe Romaine, défendant fous peine d’excommunication de garder ni te*Vaginaux ni Copies de ces pieces (a). II excepta toutefois de l’abo- p u u \'anJition générale Guillaume de Nogaret, Sciarra-Colonne, les Citoyens d’A- 12(19 jus-dagnie, & tous ceux qui avoient eu part à la prise de Boniface & au vol t u ’à l ' anda trésor de l’Eglise. Mais il se relacha d’abord en faveur de Nogaret, à I378 ‘

5|ai il accorda sabsolution à ces conditions, qu’au premier passage général, lr oit à la Terre sainte avec armes & chevaux pour y demeurer toujours,

^ Moins que le ?ape ne lui abrogeât le tems; que cependant il ìroìt en pé-Jerinage à Saint Jaques en Galice & en d’autres lieux, qui font nommés.

Les Hospitaliers, qui après la perte de la Terre sainte s’étoient établis Prise dedans rifle de Chypre, avoient entrepris la conquête de celle de Rhodes Rhodes parharles Turcs en 1308, &.enfin ils s’en rendirent maîtres en 1310. B y ^e dt alors un grand différend entre eux & les Génois,auxquels le Pape écri- ltTUVlt en 1311 pour le terminer.

,. Cependant l’Ëmpereur Henri VII. ayant assemblé une armée considéra- L’Empé-ble > se mit en chemin pour l’Italie , conformément à la convention faite rew Henrîavec le Pape, & à Ja sollicitation des Gibelins. Etant arrivé à Lausanne,

1 r enouvelìa le serment de fidélité entre les mains des Commissaires de Cle- g>

^nt, & confirma toutes les donations faites à l’Eglise par les Empereurs, ronné àe Prince passa ensuite les Alpes, & à Turin il fut joint par les milices Milan.e plusieurs villes d’Italie, particulièrement de Pavie, de Verceil & de I 3 IÍ «L°di, les principales du parti des Guelfes; ceux-ci étoient alors fortcontens de Henri, qui n’avoit pas voulu écouter certaines accusations~ es Gibelins, disant qu’il n’étoit d’aucun parti en Lombardie, & qu’ile Hoposoit de rétablir la paix. Les Guelfes lui conseilleront de ne rap-peler aucun des exilés, qu’après son couronnement, mais il ne suivit .

P 3 * tout à fait leur avis. A Ast il décida en faveur du Marquis de Mont-errat un différend qu’il avoit avec le Marquis de Saluces , ce qui mé-contenta fort les Gibelins. Henri se rendit à Milan, & surprit les Ita-ions par fa modération, ayant permis à Gui Turriani, Chef des Guelfesennemi d’y rester, (k accommoda même cette famille avec celledes Viíconti. Le 6 de Janvier 1311, il reçut la couronne de fer de latnain de 1 Archevêque; ì) fin ensuite rappeller dans plufieurs villes de Lom-ardre ceux qui avoient été bannis, tant Guelfes que Gibelins. Ce calmedura guere, il s’éleva fpHirinn h IVlilan. níi rRmnormn*

. une violente sédition à Milan, où j’Empereur

courut même risque de la vie, L qui ne fot ^àfes sfrévoUerent 'ou-jepandu. Sur la nouvelle de cette ^mon lcs Cu l ^

vertement, chassèrent les Vicaires de 1 Empereur oes empêcher

maîtres . L traitèrent avec Robert Roi de Napì», empectier

â^enri de venir à Rome (b). .. _ , p r : nrp mnU il Bell cou-

Le Pape avoit écrit aux villes d’Itahe en faveur c - ç ar . rome Eny

paroit avoir ensuite changé de disposition , il donna s trouver au ^ r<:! 'j a

dinaux de le couronner à Rome, fous prétexte qu il dev Rom^ ^

(a) Spfndan. Annal. tori. B.ond. Dec. II. L. IX.

G; lter itaiie. Henrici VIL

ap. Aíar«-