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B’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. L-Boardotìin Archevêque de Treves, entreprirent de réconcilier Louis avec Section\? a P e » auquel ils envoyerent des Ambassadeurs pour .ce sujet. Louis°uroic d’abandonner l’Antipape, de révoquer son appel au Concile & c e d’Italie àr l u d avoir fait contre le Pape, à de reconnoitre qu’il avoit été justement puis r an^Communié, à condition qu’il conserverait l’Empire. L’infkxible Jean re- 1 * 69 faf-jetta avec mépris des offres ft généreuses, & on ne fait ce qn’on doit le qu ^ à ? l ’ ans; Us admirer, ou la foiblesse des Souverains , ou la hauteur & l’infolence 137 'u un Prêtre. Le Pape répondit au Roi de Bohême, & Fexhorta à fairesure un autre Empereur. Comme ce Prince insista en faveur de Louis, le“ a pe lui écrivit une seconde Lettre, où il lui reproche son ingratitude en-Vers le Saint Siégé , & le menace même , s’il n’abandonne le parti deLouis de Bavière (a).
Le Roi de Bohême eut auífi peu d’égard aux remontrances du Pape,celai - ci en avoit eu pour les siennes. ,Oe concert avec Louis il passa enplie en qualité de Vicaire de l’Empire & soumit la plus grande partie dep* Lorïîbardj'e. Ses succès allarmerent également FEmpereur «St les Gucl-Louis, ayant appris que ce Prince avoit eu nne conférence avec leLégat du Pape, appréhenda que ce Pontife ne Fengageât enfin à préten-~ re à FEropire. Les Guelfes d’autres part s’imaginerent que le Pape avoite cretement invité ce Prince d’entrer en Italie, <x qu’il connivoit à ses con-
Le Rôt dt‘BohèmeVicaire en
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Roi pensoit moins au service de FEmpereur qu a ) aggranduiemenc de laPropre famille. Le Roi étant repassé en Allemagne pour défendre sesPropres Etats qui éroient attaqués, FEmpereur envoya deux de ses Se-ctaires au Pape pour traiter de fa r f conciliation avec le Saint Sitgej*aìs cette Ambassade fat encore infructueuse. _
Viliani rapporte, que peu de tems après Jean XXII. reçut des Am- “L?,fa"kassadeurs de la parc du Roi de France, pour lui faire parc du desseinou il etoit dent reprendre F expédition de la Ferre sainte, lui demandantpour cela les Décimes de toute la Chrétienté pour six ans, le droit de dis-poser de tous les bénéfices ecclésiastiques dans son Royaume. Celui d’I-talie pour Charles son frère, éO le titre de Roi d’Arles & de Vienne pourson 61s: demandes, qui si elles ont été faites, n’étoient destinées qu’à ex-cuser le Roi s’il ne rempHffbit point son vœu, ainsi que le remarque dèSponde (b). Mais il n’y a gneres d’apparenee que le Roi de France aitsoit de si ridicules propositions, comment pouvoit - il prétendre les Déci-les dans les Etats des autres Princes?
Jean XXII. qui ne perdoit pas de vue l’abbaissement de i Empereur, Nouveauxécrivit au Roi de Bohême L au Duc d’Autriche pour les exhorter d’aban-fionner le parti de ce Prince. 11 gagna enfin le Duc d’Autriche, qui non^ulement le déclara contre Louis, mais se reconnut VaíTal du Pape, ài rgur .R e ùdataire du Saint Siégé. Mais le Roi de Bohême, qui se ílatolt que lesRoubles d’Italie porteroknt le Pape à entendre à un accommodement, vint* Avignon & sollicita Jean en faveur de FEmpereur. Le Pape sot inexo-
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y L) Viliani L. X. C. 170. Fleuri L.XCl V- § 13..
(ï) Spmdtn. Annal.
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