254 HISTOIRE GENERALE
Section rable à toutes tes instances du Roi, quoique Louis, à la réquisition duRoív p de France, lui envoyât une nouvelle ambassade pour traiter de la paix. Hd^iaiie de- âspola même l’Evêque de Castelìo, pour avoir dit en Allemagne quel’Em*puis Van pereur étoit réconcilié avec 1 e Saint Siégé, & il offrit l’Empire au Roi deBohême, qui le refusa & partit bientôt d : Avignon.
Cependant le Pape publioit qu'il vouloit passer en Italie & s’établir àBoulogne^, pour être plus à portée de pacifier les troubles du pays. Le
.au1269 jus-qtVà Van-3?L.
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Le Pape Cardinal Poïet Légat en Lombardie, résidant à Boulogne, ménagea si bienpmmet d'ai- les esprits, que 1 e io de Janvier 1332. les Bolonois se donnèrent au Pape~ Boulo- & à f Eglise Romaine fans autre condition que de conserver leur liberté,sous la promesse que le Pape leur se soit de venir dans un an s’établir dansleur ville avec fa Cour. Us envoyerent même une Ambassade su Papepour lui offrir la Seigneurie de leur ville & pour le prier d’avancer le termede fa venue. Le Cardinal Légat fit bâtir deux Châteaux, un pour 1 e Pape& l’autre pour lui - même, à fit marquer des palais pour te logement desCardinaux. Mais tout cela fut inutile, Jean resta à Avignon. Deux aníaprès les Bolonois, voyant qu’ils étoient trompés, sc soulevèrent & chas-sèrent 1 e Légat du Pape.
LePapeec- En 1333 fe réveilla une affaire hui avoit été assoupie. Deux ans aapa*cujê d'héré- rava nt, le Pape avoir, prêché que tes âmes des bienheureux ne jouiront deJ3"3. ^ vision béatifique de Dieu qu’après la résurrection générale. Quoique cet»
^ ' te opinion ait été celle de Justin, d’Irenée, d’Origene & de plusieurs au-tres Peres tant Grecs que Latins, bien des gens se soulevèrent contre ladoctrine du Pape. Mais après le premier éclat rassure fut assoupie, jus*qu’â ce qu’un Dominiquain, en 1333 , parla en chaire contre cette opiniondequoi il fut puni par la prison. Geraud Eude, Général des Cordeliers étantallé à Paris y prêcha A soutint la doctrine da Pape, ce qui causa de grandimurmures parmi ceux qui l’entendirent. Le Roi en fut informé, & ayantassemblé les plus habiles Docteurs â entendu leur avis, obligea Eude de scrétracter. Ce Prince en écrivit auílì au Pape,L lui manda, qu’il ne con*venoit point au souverain Pontife d’ayancer des questions douteuses, qusc’étoit plutôt à lui á décider celtes que d’autres propoibient. Jearju’excufa »& déclara qu’il n’avoit traité cette doctrine que comme une opinion soute-n able, sur laquelle il étoit bien aise de savoir te scnumen,. des Savans»& que par cette raison il avoit chargé les Cardinaux, les Prélats & sc sDocteurs d’en porter leur jugement après mur examen (a). En ex pli"quant son opinion & en protestant qu’il n avoit jamais eu dessein de riensoutenir de contraire à la foi catholique, le Pape fit cesser les clameurs. LesFraticelles ou Cordeliers Schématiques ne laíuerencpas de continuer à dé-clamer contre lui & de le traiter d'hérétique
toutes ses conquêtes en Lombardie. Peu de tems après le Pape a pont qn?f Empereur, appréhendant de mourir excommunié , s’étoit déterminé 3abdiquer l’Empire j il écrivit à ce Prince pour lextiorcer d exécuter un d eS '
(a) Fleuri ubi slip. § 21, 32.