D’I T A L I E. Lit. XXIV. Ch. I. 255
si louable. II envoya même deux Le'gats à Munich pour recevoirt jsemiffion 6e Louis, & les chargea en cas de refus de la part de cePrince, de délier les Princes de l’Ëmpire du ferment de fidélité qu’ils luiav oìent prêté. Les Légats étant arrivés à Munich, Louis - ne voulut pas
SectioïíVI.Histoired’Italie de-
u - --- , - r — ptm T an
e ntrer en négociation avec eux; le Pape en fut si irrité, qu’il écrivit 12 69jus-""" ‘ * - - - - - - ’ ■ ~ ■ • quà l'an
137a.
Archevêques de Brême , de Magdebourg & de Cologne , de re-°uveîler ks censures contre l’Ëmpereur & ses adhérens, & excita di-! ers Princes à ravager les Etats héréditaires de Louis (a). L’EmpereurQe /°n côté pour rendre inutiles les efforts du Pape, résolut de faire laP 3 tx avec Robert Roi de Naples, L d’assembler un Concile généralP°ur faire le procès à Jean XKlí. comme Hérétique. Dans cette vuej^goeîa secrètement avec le Cardinal Napaléon des-Ursins, piqué contrev ^ a pe de ce que contre fa promesse , il avoit fixé fa demeure en^ance (b).
Mais avant que l’Empereur eût le tems d’exécuter son projet, son enne»v 1 le Pape Jean XX îí. mourut à Avignon le 4 de Décembre. Le troi-îe ®e ìí fit appeller tous les Cardinaux, & rétracta en leur présence sonssmon sur Pétât des âmes bienheureuses, & fit lire une bulle mise enposlè qui contenoit sa déclaration sur ce sujet. II mourut le lendemain,,ssant un trésor considérable. Jean Viliani rapporte qu’il moncoit à vingt»
. Jtî q millions de florins d’or, tant en or rnonnoyé, qa’en vaisselle & au-, es jotaux d’or èk en pierres précieuses. Cet auteur cire le témoignagee /°a frere , marchand du Pape, qui ì’avoit appris des Trésoriers & desUí tes qui furent commis pour compter & peser le trésor (c). D’autresAuteurs retranchent beaucoup de cette somme. Quelle qu’elie fût, VilianiDétend que le Pape l'avoit amassée , en établissant les réserves de toutese . s Eglises Collégiales de la Chrétienté, fous prétexte de prévenir la simo-> le > qnoiqu’il paroisse qu’il n’en fesoit aucun usage. De plus en vertu deréservé, ii ne confirma presque jamais sélection d’aucun Prélat, maism soit passer un Evêque à un Archevêché & mettoit à sa place un ;omdre Evêque, d’cù il arrivoit souvent que la vacance d’un Archevê-- Pyoduisoit six promotions L plus, dont il venoic de grandes sommes< Lnambre Apostolique. On lui attribue rétablissement des Auditeurs deì ° te V yti * ^" U ^ er 6es appels de toute la Chrétienté (d). Ce fut encoreJean XXII. qui ajouta une troisième couronne à la thiare pontificale. Lapetniere que les Papes ayent eue, fut envoyée par Clovis Roi de Francere ^ J ean à Eatran. Le Pape Hormisdas mit fur le bonnet ou la thia-h u J ‘ pot toit cette couronne. Ses successeurs jusqu’à Boniface VIII. ne
Mori deJean XXIIì
• - ■ - --iS-AalVJj seVUii 1 aUl.vriVO Wliw ) v w**«*«*w 1 04
ttuese ^ & pour marquer cette double autorité, ìl mit deux couronnes.JpanXXII. y en ajouta une troisième, & c’est cette triple couronne que
—y wi ajuuta une trOlUSÎÏltses successeurs ont portée depuis ( e ).Quelques jours après fa mort, les
ON» --- - * -
„ —-,— j-mi 0 «pica ta muu, ìcs Cardinaux, au nombre de vingt-qua-e > encrèrent dans le Conclave pour élire un Pape. ils,se trouvèrent à
* (a) Ptolem. Luccns. Hist, Eccl. sestihL - XXIV. C. 42.
C h Vilhm L. VII. C. L.
EleBion deBenoit
XII.
(<0 Le même L. XI. C, 20.
M) Polydtr. âe ter, invent. L. VI. C, r 2.(0 Qmjì ilise de fbilippe de Valois L. I.