Û’I T A L I E. Lîv. XXIV. Cíï. I. 265
Est dit tm Historien de notre tems (a), un exemple très-remarquable de? sectionbizarres jeux de la fortune, & de l’instabilité de tout ce qui prend fa four- VI.
Ce , dans une fermentation populaire. Histnre
Charles IV. élu Roi des Romains, ne fut pas un compétiteur fort redou- d ’ Ita ^ eîabìe pour Louis de Bavière. Comme il n’avoic pas la réputation d’avoirbeaucoup de courage & de grandeur d'ame, & qu’au contraire Louis qu ’à Anetoit généralement aimé & estime de ses sujets , tous les Etats de la 1378.haute Allemagne & presque toutes les villes Impériales , fe liguèrent à ~ —
^Pire en fa faveur, contre le nouvel élu, qu’ils appelloient par dérision ^Empereuri Empereur des Prêtres. Charles venoit de succéder dans le Royaume de Louis debohème L Jean son pere. La guerre s’alluma entre les deux concurrens, Bavkre.Charles suc battu dans le Tirol par Louis Marquis de Brandebourg, fils *347-l’Empereur, qui régna fort paisiblement jusqu’à sa mort, qui survint* année suivante, au mois d’Octobre. Etant à la chasse, il pourfuivoic1111 ours, & fut tout ci'un coup frappé d’apoplexie, & mourut. On aaccusé la veuve d’Albert d’Autriche de savoir empoisonné ; mais il ne pa-r °it pas qu’il y ait des preuves suffisantes de ce fait (b )..
Jeanne Reine de Naples avoit épousé Louis Prince de Tarente, après Affaires ds' a mort d’André de Hongrie son mari. Cette Princesse se voiant sur le Na;>i eiPoint d’être attaquée par Louis frere d’André, Roi de Hongrie, partit AvignonNaples au mois de Janvier 1347, pour passer en Provence (c). Aprè. £ sson départ le Roi de Hongrie entra dans le Royaume & s’en rendit maî a 34S*-tre . II n’y resta que quatre mois, alla s’embarquer à Barlette & retournaon Hongrie. Cependant Jeanne e'toit arrivée avec son mari Louis à Avi-gnon ; le Pape Clement VI les reçut favorablement, & leur accorda lesdispenses nécessaires pour leur mariage, pareequ’ils étoient parens au degrédéfendu. La Reine eut ensuite audience dans un Consistoire public ; elley plaida sa cause avec tant d’éloquence & de présence d’esprit, que le Pape* a déclara innocente du meurtre de son premier mari (d). Le besoin d’ar-§ e nt pour rétablir ses affaires détermina cette Princesse à vendre au Papevili e d’Avignon avec ses dépendances pour quatre vingt mille florins d’orFlorence. Quelques Historiens prétendent que ce ne fut qu’une ventesimulée, H q Ue Jeanne donna Avignon au Siégé de Rome pour mettre leI ape dans ses intérêts, D’autres conviennent de la réalité de la vente,maisdilent q Ue ] a va | eur f e p 3 y a p ar l a remise du cens annuel que la Reine de-voit pour l e Royaume de Naples (e). Ce qu’il y a de certain c’est que l’actee vente existe encore (/).
La peste fit cette année des ravages effroyables en Italie, Les marchands Peste gênéeavoient apportée du Levant en Sicile & dans les ports de 1 ofeane. Elle ra ^-8 tendit dans toute l’Europe, Le Pape signala son zele & fa charité dansj ette occasion; il accorda aux Prêtres la faculté d’absoudre de toutes sortes
e péchés ceux qui étoient attaqués de ce maî, & de leur donner indulgen-ts pléniere. a Avignon il commit des Médecins pour visiter les pauvres,** d autres personnes pour les affilier pendant la maladie & prendre soin
Laugier Hist. de Venise T. III. p.
j OO Voy. Maimbourg Décad. de l’Emp.P- m. 622, <523.
lomé XVílL
(c) Giannon; T. III p 304.
(d) Le même p. 305 > 326-(s) Bz-ovim ad ann. 1348.
(/j Gicwinmie «biiup. p- 3 ° 7 -Lt
Note.