266 HISTOIRE GENERALE
Section de ^ ear sépulture (a). II donna auífi une bulle pour arrêter la fureur des-vi. peuples contre les Juifs, tju’ils accusoient d’être les auteurs de la peste ;
Histoire ii y en eut un grand nombre de massacrés en Allemagne & en d’autresd'Itahe de- ^ ^ ^ a . &
1269 jus. Après la mort de l’Empereur Louis de Bavière, Charles IV. son com*
qu’à r an pétiteur ne fut pas d’abord possesseur de l’Empìre. Une partie des Elec-5-378- teurs <& d’autres Princes s’assemblèrent à Lanstin, & offrirent l'Empire ár j' Edouard III. Roi d’Angleterre, qui par l’avis de son Conseil le refusa, âIV *5 en . cause de la guerre qu’il avoir avec la France. A son refus les mêmes Elec-fin reconnu teurs nommèrent Frédéric, Marquis de Misnie & Landgrave de Thurìngc».Empereur- gendre de Louis de Bavière, qui pour une somme de dix mille marcs d’ar-Í 34 P- gent que lui promit Charles, renonça volontairement à la couronne Impé-riale. Enfin ils élurent Gunther, Comte de Schwartzbourg, qui avoir degrands talens pour la guerre, beaucoup de sagesse, de prudence & de dou-ceur. Cette élection se fit le 2 de Fevrìer 1349, II accepta la couronne,mais il exigea que les Electeurs le fissent proclamer à Francfort. Leshabitans de cette ville se préiendoient en droit de fermer leurs portes àun Empereur, qui n’étoit élu que par une partie des Electeurs, & s’ilavoir un concurrent, il falloir que pendant lìx semaines il lui présentâttous les jours la bataille. Gunther satisfit à cet usage, & Charles n’a-yant pas paru, il fut reçu à Francfort & reconnu Empereur. Maïs peude tems après il tomba malade, & l’on prétend qu’il avoit été empoisonné.Quoiqu’il en soit avant que de mourir, il abandonna ses droits fur l’Empirepour vingt-deux mille marcs d’argent que Charles lui avoit fait offrir (c)-Délivré de ce redoutable rival, Charles IV. fit enfin confirmer son élec-tion, & fut couronné de nouveau à Aix * la - Chapelle par l'Archevêquede Cologne.
(«) Fleuri L. XC 7 . J'4.5. (c) Voy. Décad. de l’Esnp. p. m. 628- 633 -
(L) Le même, § 4,7.
(*) Quantité d’Auteurs ont parlé de cette peste, qui n’attaqua pas une Provinceparticulière, ou un seui Royaume, mais ravagea successivement l’Afie, PEurope &une partie de l’Afrique, donc elle emporta plus d’un tiers des habitans, en quelqu^, 5lieux il n’en resta pas la dixieme ou même la vingtième partie. Cantacuzene a décritfort bien, les divers symptômes & les effets de ce mal (1). On dit qu’il se manifestad’abord en 1346 dans le Cathay, d’oii il passa successivement vers l’Occident jusqu»Constantinople & l'Egypte , dépeuplant les villes, & désolant un même lieu durantc>n 4mois De Constantinople la contagion , passa en Grece, en Italie, en France , en Estpagne & en Afrique, & peu à peu le long des côtes de l’Océan en Angleterre & en I r "lande; ensuite en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Danemarc & dans les autre*pays du Nord. Antonin Archevêque de Florence assure que la peste emporta soixat> temille pa.sonnes dans cette ville, du nombre desquels fut l’Historien Jean Viilani fa)’ma s au compte de Bocace le nombre des morts à Florence monta à cent mille. Norssb'stant ane caanité st effrayante, divers Historiens assurent, qu’on vit regner d’abor»apròs uns corruption générale , pareeque ceux qui échaperent à la contagion, étant en'richi- par l’néntage des morts, se lívrerent au libertinage & à toutes sortes d’excès; i fiSQrdre ; religieu-t mêmes n’en furent pas exempts par la quantité de legs qu’on avoit saí ts >ensorte que suivant Pétrarque le Monde étoit dépeuplé, mais rempli de crimes (3).
(,) CantMKitn, t. IV- C. S, ftmst- L, V!!I> Ep. 1- M/trUn* L. XVI, C*
( 2 ) .4ntonn. Tit. XXI C. 3. § }. Wtlsingh, ijl Edmud. III.
(ì) Petrarch. àì ’reb. Ssnilib, aj. Bocat, Rer.