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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cil. I. W

Pour bien entendre ceci, il faut reprendre les choses de plus haut. LouisRoi de Hongrie étant mort en 1382, Marie fa filìe aînée fut mise fur le jj^ e i retrône, sous la tutelle de la Reine Elizabeth fa mere. Cette Princesse laissa $ Italietoute lautorité entre les mains d’unSeigneur nommé Nicolas, ce qui in- durant ledisposa tous les grands. Ils envoyerent offrir la couronne à Charles de grandDuras; ce Prince ambitieux I’acœpta, passa en Hongrie & y fut couronné,

Mais il ne jouit pas longtems de son usurpation; car peu de tems âpres un-;—.

hongrois, aposfcé par Nicolas, lui fendit la tête d un coup de labre, au*&ois de Fevrier 1386 (d). Aussitôt qu’on fut instruit de fa mort à Na-ples, la Reine fit proclamer Roi Ladislas ou Lancelot son fils, âgé de dixans. Mais comme le Parti Angevin couronna aussi Louis d’Anjou, quiétoit soutenu par le Pape Clement, la Reine demanda du secours à Ur-bain de la façon la plus soumise & la plus pressante, en quoi elle fut secon-dée par les Florentins & par quantité de villes d’ícalie , qui s’intéres-foient fortement pour elle. II étoit de l’interet d Urbain de soutenir leParti de Ladislas, ainsi malgré le ressentiment qu’ií avoit contre le pere, ilenvoya vingt mille écus pour secourir le fils (b) ,ce qui n’empêcha pas queles Angevins fe rendissent maîtres de Naples. D’autres Historiens assurentsiu’Urbain demeura opiniâtrément opposé à la veuve & aux enfans de Char-les, qu'il aima mieux laisser le Royaume de Naples en proye au partiAngevin, q Ue de sécourir une famille qui lui étoit odieuse. II prétendoitÇne le Royaume étoit dévolu à î’Eglife Romaine par sexcommunicationde Charles, & il fe mit en devoir d’en chasser Louis d’Anjou <Sí La-dislas, mais il s’y prit trop tard (c).

Le massacre des Cardinaux avoit rendu ce Pape fort odieux, & beau- Le puni decoup fortifié le parti de Clement. Plusieurs villes d’Italie s’étoient décla Y^ ÍJefées pour ce dernier, à l’exemple de la ville de Bologne, dont le suffrageétoit alors d’un très-grand poids. Les Rois de Navarre & d Arragon,

Sni jusqu’alors avoient été neutres, prirent le même parti. Clement vou-lut profiter d’une circonstance si favorable. II envoya d’abord un Cardinalen Allemagne, pour détacher, s’il étoit possible, les Allemands de l’obé-dience d’Urbain, & p our l eu r proposer la voie d’un Concile général pourterminer le Schisme. £ n effet pendant qu’Urbain étoit à Luques, il reçqtUne Ambassade de Princes & de Prélats d’Allemagne pour le prier de consentirà un Concile Général pour i’union de l’Eglife , offrant un lieu sûr pourRassembler, & d’en faire les fraix. Mais Urbain toujours inflexible sou-tint qu’il étoit le vrai Pape & qu’il ne vouloit point mettre son droit encompromis (d). Cette obstination ne contribua pas peu à refroidir pin-ceurs de ses partisans en Allemagne. Clement, pour prouver davantage•cs intentions pacifiques, envoya au mois de Novembre , une ambassadesolemnelle à Florence. Les Ambassadeurs prierent la République de Flo-rence de travailler à la convocation d’un Concile Universel, où l’on déci-cat lequel des deux étoit le vrai Pape. Si le Concile déclaroìt que c’étoicL1 «nent, il effroit de faire Urbain Cardinal. Si Urbain étoit jugé Pape

00 Bonfm. rer, Hung. Dec. III. L. I. fe) Th. de Niem C. 62 , 65- RW™ lâ ‘

w Qiaunmc T. 111. p. IZ86. n. 2 .

(d) De Niem C. 66.

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