SecttonVII.Isiftoired'Italiedurant legrandSchismed’Occident
Négocia-,ttotis pourla paix del'Eglise,
Boni faceRome,i 393>
Suite (lesoff,lires deNaples,
296 HISTOIRE GENERALE
la mer pour obtenir des provisions de bénéfices ; & le Roi fit faire uneproclamation, portant que tous les Bénéficiers qui étoient en Cour deRo^erevinssent en Angleterre,. au commencement de Décembre, fous peine deperdre tous leurs bénéfices. Le Pape craignant que T Angleterre se décla-rât pour Clement, y envoia un Abbé pour déclarer qu’il n’avoit pas desse 111d’entreprendre fur la prérogative du Roi, mais en même tems pour daman*' der la révocation de l’ordonnance du Parlement, comme contraire à la b*’berté ecclésiastique. Le Nonce étoit chargé aussi de donner avis au Roi»que le Roi de France & l’Antipape avoient fait un traité, pour investirDuc de Touraine, frere du Roi, de toutes les terres de l’Eglife en Italie»d’affermir le Duc d’Anjou dans le Royaume -de Naples, & de couronnerun certain autre Roi de Toscane & da Lombardie ; le Pape fesoit exhorterle Roi d’Angleterre de prendre la défense de TEglise parceque les Françoi*pourroient .aisément conquérir l’Angleterre, s’ils étoient une fois maître*de l’Italie (à). ,
Vers la fin de Tannée 1392» Boniface envoya deux Chartreux, charge*d’une Lettre pour le Roi de France, pour le prier de travailler à l’union d®TEglise. Ils passerent par Avignon pour inspirer des sentimens de paix 3Clement VII. Ce Pape allarmé de la démarche de Boniface , reçut aífé 2mal les Chartreux & les fit emprisonner. L’Université de Paris engagea lfRoi d'écrire en leur faveur à Clement, qui les mit en liberté. Arrivés 3Paris, ils furent reçus fort favorablement du Roi & des Princes, & on I e5chargea de témoigner à Boniface, que le Roi étoit résolu de concourir à etout son pouvoir avec lui à Tunion de TEglise. De son côté Clementgnit d’étre dans les mêmes dispositions; il composa un Office nouveau,accorda de grandes indulgences à ceux qui y aflisteroient. Mais il fit bis stvoir, qu’il ne cherchoit nullement la paix en donnant commission à un R e *ligieux Carmélite de prêcher contre Boniface. Celui-ci ayant entendu J aréponse du Roi que les Chartreux lui rapportèrent, écrivit à ce Prince un ebulle, au mois de Juin 1393 ,pour Texhorter d’abandonner Clement. M^ squand cette bulle arriva, Chaules VI. étoit dans un accès de fa maladie, <2ceux qui gouvernoient n’y firent aucune réponse (h).
1 En 1392 Boniface étoit sorti de Rome, à cause des insolences des Bat 1 'nerets de cette ville , «St s’étoit retiré à Perouse. L’année suivante les R 3 'mains le firent prier de revenir à Rome, où il seroit plus en fureté qu’an"leurs, il fit un traité Avec eux & retourna dans la ville. Au bout de quelq ueSmois, il courut risque de la vie par une sédition du peuple : les mutins f° r 'cerent fa chambre & en arrachèrent quelques Chanoines de TEglise dePierre, .qui avoient refusé de consentir à Taiiénation de quelques bien*»que les Bannerets demandoient. Le Roi de Naples, qui étoit venu à R°”me pour solliciter du secours contre Louis d’Anjou, assembla quelques tro 3 'pes, repoussa les séditieux, & ménagea la paix entre le Pape & les Romai 3 **En 1392 Louis d’Anjou avoit remporté un avantage considérable fur ‘ eparti de Ladiílas, que Boniface foutenoit à grands frais. Clement de I* 0 ®coté fesoit de nouveaux efforts en faveur de.Louis. L’année suivante, L adùlas se trouvant en âge de gouverner par lui-même, sit usage des s oin ^qi
(a) Walsmghanì in Rich, II, (b) Dacheri Spicileg. T. VI. p. 57.