D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. I. ' 299
Ssctssi les deux Princes. L’Evêque à son retour passa à Coblentz, où il in- Sectiohkorwa Wenceslas de fa négociation ; & l’Empereur le chargea de dire au Vil.
Roi, qu’íl commençât par soumettre le Pape d’Avignon, & qu’enfùite il HjJ 1 ™ 1seettroic Boniface à la raison. durant It
Le Roi de France'assembla de nouveau un Concile National à Paris, où g rmise trouvèrent les Princes, les Prélats & les Doéìeurs de France. On y ré- Schismeselut de demander à Benoit d’abdiquer, & qu’au cas qusil ne le voulut pas d ' Occident .faire de bon gré, de l’y contraindre par la force. L’Evêque de Cambrai j^ Fr 'R rendit à Avignon, mais Benoit refusant d’abdiquer, il se retira de cette j e frustraitville. Le Maréchal de Boucicaut s’en empara, se saisit du Palais, & le à l’obé-Pape s’y vit prisonnier sous bonne & sure garde (st). Sur le refus que Be- àce deJoìt fit d’abdiquer, & avant la prise d’Avignon, les Cardinaux, à la ré- Benoit ‘serve de deux, se retirerent à Villeneuve. Le Roi de France s’étant sou-frait à l’obédience de Benoit, sollicita celui d’Angleterre de renoncer àc& lse de Boniface, & de sc déclarer neutre. Bien que ce Prince penchâtpour ce parti le Clergé d’Angleterre n’y voulut pas consentir (Z>). Le Roií! e % France donna aulìi avis à i’Empereur de ce qu’il avoit sait, le priant deserre la même chose à l’égard de Boniface, mais Wenceílas s’excuíà, fousPrétexte qu’il devoit en délibérer avec les Rois de Pologne <St de Hongrieavec les Princes de l’Empire (e).
. Lonifape s’étoit retiré à Assise à cause des troubles de Rome. Ce fut Annotes.se qu’il donna une bulle, par laquelle il réserva à la Chambre Apostoliqueses premiers fruits d’une année de tous les Evêchés & de toutes les AbbayesLjUs le nom d’Annates, ensorte que quiconque voulut obtenir de lui un E-véché ou une Abbaye, devoit avant toutes choses en payer les premiersfruit?, quand même il ne pourroit en prendre possession (d). Tous les Pays* e soumirent à cette taxe, à la réserve de l'Angleterre (e) (*).
Cependant comme le commencement du siecle approchoic, & que les PjOI ? ! ^ c f
(*) Le même, C. 97. >
W Froijsart ì. c . C, 99.i c ) B%ov. ad ann.
(d) Th.de Niem L. II.
(e) Spondan . annal.
C. 7;
revient àRome.
JJ p l’époque de rétablissement des Annates perpétuelles. Le payement des pre-mpnrvr Ult Ìr e ^ Ce Ptndant plus ancien. Le Concile de Vienne en 1311 , fous Cle-... . v ’ . réí0 ‘Ut de supprimer les annates, & qu’en leur place les bénéficiers payeroientíéM V "i^ tieme - <lt: l eur revenu au 8 Siégé. Jean XXII. successeur de Clément V. se ré-1 ,_ *e premiers fruits des bénéfices qui vaqueroient pendant trois ans, en exceptant-
fru' r< " s fcVeC a S ’ ' cs Evêchés & les Abbaits, insensiblement on exigea les premiersfés ltS> ' 3BS ^ 8r ‘ f fi les bénéfices avoient vaqué trois ans ou non. Le même Pape (eçj 0 e i rï * P at une autre bulte, pendant fa vie, tous les bénefices qui venoient à,vaquer en" r Eome. Benoit XII. qui succéda â Jean suivit son exemple, de même qu c quel-j t y. S ' Uns des Papes suivans. mais l’autorité de leurs bulles n’avoit de force que durantlocal V * î *' ^' e à Boniface qui rendit général & perpétuel, ce qui n'étoit auparavant queaprè ** 3 tCn,s ' Ou prétend qu’avant le Schisme les annates se recueiiìoient par termesUsie > j le pc ? luvu uvott pris possession du bénéfice , & que souvent on n’exigeoit passerah tanae P ar V e se L taxe. Áiais après le Schisme, on en levoit une portion con si.four h aVant Lexpédicion de la bulle qui confiruioit la collation, & on donnoít cautionLrifit, >!u reste. p eu gprès on exigea les premiers fruits tout entiers devance.
Vens , c l°, n •’ fous le nom sl’annates, devint non feulement arbitraire, inais sou-la doubloit, triploit â quadruploit (r).
(1) Óïinditn. tu Cod. Victor. Th. de Nier» de SchiíiHì
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