3 oo HISTOIRE GENERAL E
Sbctios Romains s’attendoient à un Jubilé, ils envoyerent des députés â Bonifac^ ■Vil. pour le prier de revenir à Rome, de peur qu’en son absence le Jabílé seíHistoire moins soleranel & moins fréquenté. Boniface ne voulut y consentir, qu àd durm le condition que la ville seroit gouvernée par un Sénateur, qu’il nommeroitigrani Les Romains pour lui complaire cassèrent les Banneíets & reçurent pourSchisme Sénateur Malatesta de Pifaure, que le Pape leur avoit recommandé, & lutâ'O ccident, f ourn j re nt même de l’argent pour faire ion entrée á Rome. Boniface yrentra donc, & pour s’y affermir, il fit fortifier le Château 8. Ange, lsCapitole & les ponts de la ville. Par là il s’en rendit peu à peu maître, &on le regarde comme le premier Pape, qui ait ôté au peuple l’autoritéqu’ilavoit (a).
Jubilé L U ne parois point que Boniface ait ordonné la célébration du Jubilé en%mnc. 1400, Victorel assure, qu’ayant consulté le régìcre de ce Pape , il n’y n
-Ï 4 00 ' pa S trouvé la moindre mention de cette Solemnité. II ne îaissa pas d’y
avoir un grand concours à Rome, surtout de François,qui y allerent con-tre la volonté du Roi. Ce Prince avoit fait défenses publiques à ses sujetsd’aller à Rome, tant afin qu’il ne parut pas reconnoitre Boniface, qu’à
cause que le Royaume étoit fort appauvri. Comme la peste regnoit alors
en Italie, & surtout à Rome,où il meuroit juspsà sept ou huit - cens per-sonnes par jour (b), peu de ces pèlerins retourneront chez eux; la plupartmême furent ou pillés ou assassinés & plusieurs femmes de qualité furentviolées (c).-
Naples st Louis a Anjou & Ladiílas avoient toujours continué à se faire la guerre; 'soumet à Le dernier s’étoit avancé jusqu’aux portes de Naples , pour s’en rendreLadiílas. ^ître. Ra ville se trouvant fort reserrée par mer & par terre. Louis ensortit & se retira à Tarente. Les Napolitains traitèrent alors avec Ladi-ilas, qui leur accorda plus qu’il ne leur avoit promis , quand ils se furentsoumis. Louis découragé prit la résolution de retourner en Provence,desorte que Ladiílas se vit maître du Royaume à l’exception de Ta-rente (d).
Z’Empe- Cette même année , les Princes d’Allemagne déposèrent l’Empereurnu I l Y. en ' Wenceílas, à cause de son mauvais gouvernement, & élurent Robert Ducce s po- ^ ààre & Comte Palatin du Rhin. Boniface approuva son élection &J’invita de venir à Rome recevoir la couronne impériale. Quoique Wence-ílas eût encore un gros parti, Robert ne laissa pas de se faire couronner àCologne au commencement de 1401.
Robert iiu Ce Prince étoit fortement sollicité au voyage d’Italie, non seulement pak*”/7e * e P a P e ’ ruais encore par plusieurs villes, entre autres par celles de Mode'Mie. ne > de Vtrone', de Pise, de Luques & par les Florentins, pour s’oppofc fÍ40J. aux progrès de Galéas Visconti, qui avoit conquis presque toute la Lorshardie, & avoit acheté il y avoit quatre ans de Wenceílas le titre de Du cde Milan. Robert se mit en marche avec une armée de quinze à vin#mille hommes au commencement de l'Automne. A son arrivée en Italie ?campa dans le Bressan, où François de Carrare Seigneur de Padoue le j oi ‘
f») Plstin ín Bonis. IX- (c) Th. de JViem. de Schifta.
(Zd Bonenjtgn, Hìst, Florent, L. IV. apuj (dj Giannone ubi s«p.
Spondan.