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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ ITALIE Livi XXIV. C H. L Zoi

|fiit avec trois mille chevaux de Florence. Mais comme les troupes du Secttch-Duc de Milan étoient agguerries', fa Cavalerie enveloppa les Allemands &

• es délit. L’Empereur se relira à Trente, plusieurs Seigneurs l’ayant aban-donné avec leurs troupes. II revint cependant à Padoue avec cinq mille durant Uhommes, à la sollicitation de François Carrare. II y passa quelques mois, grand*? 3 Ìs les Florentins ne purent satisfaire aux demandes excessives qu'il leur SMsmedesorte qu’il s’en retourna en Allemagne au Primeurs de l’année 1402. * 0cciiiem -

Pendant que ces choses se passoient, la France étoit fort agitée au sujet Troubles ende la soustraction de l’obédience de Benoit & de sa détention. Le Duc France au-^Orléans, frere du Roi, l’Université de Toulouse, & quantité d’Eccléíì -Jvjtt de latiques tenoient pour ce Pape. Les Rois de Castille & d’Arragon le fou .J ou fl rac '^noient aussi. On publia divers Traités contre les procédures du Concilede Paris. D’autre part, l’Université de cette ville soutint ses premiers dé- 4Cr ets & déclara que ceux qui condamnaient la soustraction, étoient fau-te Ws «Se promoteurs du Schisme. Vers le même tems, les Cardinaux, quisoient abandonné Benoit, & s’étoient retirés à Seniis, déclarèrent con.lentement avec Cramaud Patriarche d’Alexandrie & quelques autres Pré-ats ) que la soustraction n’ayant pas eu le succès qu’on en attendoit pourter miner le Schisme, il falloit assembler un Concile Général de ceux quia dhéroient à Benoit. On ne prit pourtant pas cette voie; il y eut deSondes contestations pour décider s’il ne falloit pas auparavant remettreRenoir en liberté, & lui rendre i’obédíerice ; la pluralité fut pour la négati-Ve > & on publia quantité de raisons pour appuier cette opinion (a).

Le Duc de Milan attaqua en ce tems-U Bologne & s’en rendit maître, Mort awsuffi bien que de Pise, de Pcrouse,de Sienne,de Reggio, de Parme, de DucdsMfVérone & de Vicence. On prétend qu’il avoit fait préparer une couron- àdans le dessein de prendre le titre de Roi d’Italie; enforte que lesflorentins étoient réduits à la derniere extrémité. A u milieu de ses pro-jets & de ses succès, il mourut de la peste au mois de Septembre 1402,laissant ses Etats à ses deux fils encore mineurs. Boniface saisit cette oc-casion de recouvrer plusieurs places de l’Etat Ecclésiastique, dont Galéass étoit emparé. Bologne, Perouse H Ferrare se soumirent volontairement z.quelques autres places, qui résistèrent, furent prises & démantelées. LeMilanois fut rempli de troubles.

Il y eu avoit encore de plus grands en Hongrie. Les Hongrois mécon- Expéditiontens de Sigisuiond.s’étoient révoltés contre ce Prince , l’avoient enfermé de Ladiílasdans un Château, & avoient élu Ladiílas Roi de Naples. Boniface l’en- tr ^ on R ri: -couragea à se rendre en Hongrie, & l’y fit accompagner par le Cardinal 403 ‘

Acciaiolì, son Légat, qui le couronna à Javarin. Mais il fut bientôt obli-gé de prendre le parti de la retraite. Sigismond s’étoit sauvé de sa prí-à, & assembla en Bohême des troupes; il revint en Hongrie, ou il futjcçu par la plupart de ses sujets à bras ouverts. Cette révolution fut nui-hble à Boniface; comme il avoit approuvé la déposition de Wenceílas, &a Ppuié les prétentions de LadstLs, Wenceílas & Sigismond renoncèrent àton obédience & se déclarèrent en faveur de Benoit (b).

Ce Pape se sauva d’Avignon le 12 de Mars 1403 , ce qui fut cause que Benoit ft

(fi) Spondetn, ad ann. (b) Giannone L, XXIV. Ch. 6.

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