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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXIV. C h. I. 319

Perpignan que le 18 de Septembre. Benoit on Pierre de Lune refusa d’a-bord de venir à la Conférence, à moins que l’Empereur ne le traitâtcomme Pape ; ce que ce Prince ayant refusé , Benoit se rendit enfin àPerpignan. II refusa de céder, soutenant qu’ií étoit le vrai Pape, & quePour terminer le Schisme, il n’y avoit qu’à le reconnoitre, les deux autres?yant cédé leur prétendu droit au Pontificat. L’Empereur voyant son ob'^nation s’en retourna à Narbonne, & Benoit se voyant menacé d’êtreAbandonné de toute son obédience, se retira à Collioure à quelques lieuesPerpignan. Les Députés de plusieurs villes l’y firent afîieger, &Fer.mnand Roi d’Arragon le fit prier d’envoyer fans délai ses Procureurs àPerpignan, avec plein• pouvoir de donner fa Cession, où de venir lui-^ême incessamment en personne dans cette ville. Benoit répondit qu’ils cn tenoit aux déclarations qu’il avoit faites à Perpignan. Cependant il£ r °uva moyen de se sauver de Collioure, pour s’en aller à Peniscola, Placeîorte s U r le bord de la mer, non loin de Tortose. On lui envoya là en*core une réquisition de céder, qui fut aussi inutile que les autres. Son ob»jùnatìon lui fit perdre tous ses partisans. Le Clergé d’Ecosse reconnutautorité du Concile de Constance, les Rois d’Arragon, de Castille & dey amarre, & les Comtes de Foix & d’Armagnac envoyerent à NarbonneAmbassadeurs à l’Empereur, avec lequel ils conclurent une capitulationS Ul comprenoit douze articles. On y convenoit, que les Cardinaux & lesDélats assemblés à Constance écriroient des Lettres de convocation à touse . s Princes & les Prélats de l’obédience de Benoit, pour les inviter à ve-^ lr au Concile, & qu’après leur arrivée, ils fer oient unis au Concile pourdélibérer avec lui fur l’union & la Réformation de l’Eglise & sélectiond un nouveau Pape.

tendant l’absence de l’Empereur, le Concile s’assembla le 17 d’Août, &c °nfirma la nomination qu’il avoit faite déja auparavant de quatre Evêques,P°ur entendre avec quatre députés des Nations les Causes qui seroientPortées au Concile & pour en juger. On lut plusieurs autres Décréts.

On a vu p! us haut que les Grands de Bohême avoient écrit une Lettreu minante au Concile. Cette Lettre porta le Concile à faire tous ses ef-orts pour engager Jerome de Prague à se rétracter. C’est ici le lieu deaire connoitre en peu de mots ce fameux compagnon de Jean Hus. 11toit Laïque, mais Bachelier, Maître en Théologie, & Maître è--Arts.prés avoir visité diverses Universités de l'Europe, il revint à Prague, oùs attacha a Jean Hus. Quand celui-ci partit pour Constance, Jéro-/y e 1 exhorta à soutenir constamment ce qu’il avoit avancé de vive voix &Par écrit lui promit d’aller lui-même à Constance pour le soutenir, dcs-SUil apprcndroit qu’ií seroit opprimé. II tint parole & arriva à Con*qum Ce >k M1^'Avril 1415, rnaìs il n’y fit pas un long séjour. Apprenant^ q 1 n y étoit pas en fureté, il se retira à Uberlingen , d'où il reprit lacn Ut ? Bohême, parceque Je Concile ne voulut pas lui accorder un Sauf-pur & simple. Mais il fut arrêté à Hirsaw par les Officiers duttn^ e Ltàbach; delà ayant été mené à Sukzbach, il y fut gardé en at-j dant les ordres du Concile, suque! on avoit donné avis de fa détention.ut c °nduit L Constance chargé de chaînes 5 dans cet état l’likctcur Pala-

Sectton

VII.

Histoired’Italiedurant legrandSchismed'Occident.

Dixhuitù-me J'jfmi.

Retralía-timide Je-rome dePrague.