320 HISTOIRE GENERALE
Section tia le conduisit lui-même devant une Congrégation générale ; mais ce p re-vu. mier interrogatoire, qui fe fit le 23 de Mai, fut fort tumultueux. Jé-Bifloire rome f ut confiné dans une dure prison. Le 19 de Juillet, il fut examinedurant le une kconde fois, mais on ne fait rien de particulier de cet interrogatoire.grand La Lettre des Grands de Bohême détermina le Concile à'tenter toutes lesSchisme voies possibles pour engager Jérôme à fe rétracter. Dans une Congréga-d’Occident. t j on publique, qui fe tint le onzième de Septembre, on 6t tant par“ promesses & par menaces , qu’il signa enfin un Ecrit par lequel H
fe soumettoit au Concile, & approuvoit la condamnation des er-reurs de Wicìef & de Jean Hus. Dans la session dix neuvieme , le 23 deSeptembre, il se rétracta publiquement, ajoutant que s’il lui arrivoit ja*mais de rien enseigner contre sa rétractation, il se soumettoit à la sévéritédes Canons. On ne laissa pas de le renvoyer dans la prison, où il fut gar*dé moins étroitement. Maimbourg (a) prétend qu’il s’enfuit une secondefois de Constance, qu’il fut surpris fur les frontières de Bohême par lesgens du Duc de Bavière, qui le ramenèrent à Constance. Mais ce fai cn’est fondé fur aucune preuve, & d’ailleurs Jérôme étoic trop bien gar-dé, pour pouvoir s’échaper. Sa rétractation devint bientôt suspecte, par-ceque ses ennemis firent venir de nouvelles accusations. On lui donna denouveaux Commissaires pour l’interroger fur les articles qui avoient déjaété produits contre lui, & fur ceux qui depuis peu avoient été apportésde Bohême. Nous ne suivrons pas toutes les procédures du Concile, &nous passerons à l’année 1416.
Ce quì Je Avant que de parler des affaires qui fe traitèrent à Constance, jetionsun coup d’œil fur ce qui fe paffoit en Italie, dont nous n’avons rien dit de-puis la mort de Ladiílas Roi de Naples. Sa sœur Jeanne II. veuve d_ unies 141+ Duc d’Autriche, lui succéda. La nombreuse armée, que ce Prince avoirâ? 1416. assemblée, fe dissipa, & il ne resta à la Reine de toutes les conquêtes dsson frere, que la ville d’Ostie & le Château 8. Ange à Rome. La man*vaife conduite de la Reine, qui avoit un commerce criminel avec PandoifeAlapo, qu’elle avoit fait grand Chambellan, excita de grands murmures*Sur les représentations de son Conseil, elle se détermina à se remarier, &épousa Jaques de Bourbon, Comte de la Marche. Quoiqu’elle eût stipu! equ’il n’auroit point le titre de Roi, elle fut obligée de lui laisser prendre. J 3 *ques abusa de son pouvoir, & tint la Reine dan» une espece de captiyite*Elle en sortit par la faveur des Napolitains, & fit alors un nouveau Traitsavec son mari, par lequel elle se vit libre, & devint bientôt maîtressetout (S). T-e reste de i’ítalie étoit déchiré par les factions des Guelfesdes Gibelins, & étoit en proye aux entreprises des Seigneurs particuliers*A Genes on déposa le Doge George Adorne, ou au moins on le mit dansla nécessité d’abdiquer, on élut en fa place Barnabé Guarco, dont l’adrvi'mstration dura peu, & qui fut remplacé par Thomas Frtgose. Le Sei-gneur de Pesaro, de la maison de Malatesta, entra à main armée dans I 3Marche d’Ancone, & se rendit maître d’un grand nombre de Châteaux*II mit le siégé devant Ancone, dont les habitans tâchèrent d’obtenir la p r °'
tectí° n
Ci) Hist. 6u grand Schisme d’Occid. L. (b) Gmnr.one L. XXV. C, 1, 2.
V. p. m . 238, 23p.