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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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SH HISTOIRE GENERALE

Section supériorité du Concile sur le Pape. Mais M. Lenfant (a) a prouvé qusil n sVil. pu avoir cette pensée. Le Cardinal de Chalanc lut ensuite une bulleItalie P ar ^ ue ^ e I e P a P e congédioit le Concile; il y accorda â tous les Metn*durant k bres du Concile & à leurs domestiques une pleine absolution de leursgrand péchés, une fois pendant leur vie, & à l’article de la mort (b).

Schisme Après la dissolution du Concile l’Empereur sollicita le Pape de derneu-d Occide nt. rer à Constance le reste de Tannée, pour terminer diverses affaires quires-Le Pape toient à regler, mais il s’en excusa par des raisons plausibles, & partit !eretourne' en l 6 de Mai. 11 passa par Schafhouse & se rendit à Geneve, où il demeuraItalie. jusqu’au Z de Septembre, d’où il partit ce jour*là, passa les Alpes, &/ erendit à Milan, où il fut reçu avec de grands honneurs par le Duc Philip'pe - Marie. Ce Prince étoit alors en guerre avec plusieurs de ses voisins ,qui démembroient ses Etats, & entre autres avec Pandolfe Malatesta Sei-gneur de Bresce, qui ne menaçoit pas de moins le Duc que de le dépouii*ler de ses Etats. Martin porta le Duc à la paix. De Milan il alla à Man*toue, où il séjourna environ quatre mois. Ce fut dans cette ville qu’îfconclut le Traité entre le Duc de Milan & Pandolfe Malatesta. II y re-çut lez Ambassades de plusieurs villes, envoya des Légats en divers en-droits, & négocia plusieurs Traités de paix.il séiourne II quitta Mantoue au commencement de Fevrier 14 . 19 , & passa par Ra*a ^«wí- venne & Forli pour se rendre à Florence, évitant d’aller à Bologne, qui4 9 ' s’étoit révoltée contre le Siégé de Rome. 11 séjourna près de deux ans àFlorence, en attendant qu’il pût entrer dans Rome, dont Braccio Seigneurde Perouíe occupoit une partie. Des Historiens bien instruits (c) assurentque Martin V. ne fut pas fort bien reçu, ni fort bien traité à Florence,& que les enfans chantoient publiquement contre lui cette chanson,Papa Martino non vale un quatîrino , ce qui le piqua vivement. II ne Té-toit pas moins de ce que les Florentins avoient soutenu Braccio, quis’étoit emparé de plusieurs villes de TEtat Ecclésiastique, & même de Ro-me , & qu’ils avoient accordé le droit de bourgeoisie à ce Général (d)*Cependant il ne laissa pas de regler plusieurs affaires à Florence. II y re-çut quatre Cardinaux, qui avoient abandonné Pierre de Lune , & leurrestitua leurs dignités. Ce fut auísi dans cette ville que Balthasar Cossa «ci-devant Jean XXIII. qui avoit acheté sa liberté de TElecteur Palatinpour trente mille écus, d’or, vint de son bon gré se jetter aux pied?de Martin & le recònnoitre pour Pape légitime. Ce dernier en fut utouché, qu’il le créa Cardinal Evêque de Frefcati, & le fit Doyen de 3Cardinaux. Cossa ne jouit pas longtems de ces honneurs , étant mor cquelques mois après à Florence. 11 y fut enterré honorablement p a Jles soins de Cosine de'Medîcis, qui avoit tellement accumulé ses tré-sors par Targent de Jean XXIII. qu’il passait pour Thomme le plus ri-che de toute TIcalie, & même des pays étrangers (e).

Ambtssadé Martin V. reçut aussi à Florence une Ambassade de Jeanne Reins dede Jeanne Naples. Cette Princesse avoit déja envoyé des Ambassadeurs à Constat

(s) Le même, p. 249. rent. L. V. p. 203.

(b) Le inême, 217. (d) Poggius 1 . c.

(c) Léon. Aret. Hiíi. Florent, fui temp. ( e ) Platim in Mars. V.apad Luisant p. 2 0. Poggius Hist. Fío-