SectíosVII,Histoired’italtedurant legrandSchismed'Qccident.
Z26 HISTOIRE GENERALE
Dans ces entrefaites Louis d’Anjou joignit avec son armée, celle de Slot'ze ; ils ferreront tellement Naples, que cette ville étoit fur le point de f erendre, quand la Flotte d’Arragon entra dans le port, & secourut la ville-Jeanne engagea auffi Braccio de venir à son secours, & ce Général, avantdéfait Sforze qui lui disputoit le passage, entra dans Naples. Le Roi Al-phonse y arriva peu après, & fut déclaré Duc de Calabre. Le Pape &crouvoit dans un grand embarras; d’un côté il ne pouvoit fe résoudre d’a-bandonner Louis d’Anjou, & de l’autre , il craignoit Alphonse, qui m e 'naçoit de fe remettre fous l’obédience de Pierre de Lune. Martin V. eI j'voya donc deux Légats, qui firent consentir Alfonfe à une trêve, à condi-tion que Louis remettroic entre les mains du Pape toutes les Places, don £il étoit maître, excepté Aquiia. Louis alla trouver le Pape à Rome, &Alphonse fe retira à Naples. II obligea bientôt Martin de lui remettre I e ®places, qu’il avoit en séquestré, en continuant à ménacer de soutenir Piert ede Lune (a).
Pendant ces révolutions à Naples, le reste de l’Italie n’étoit gueres pi uStranquille. Le Duc de Milan fefoit la guerre en Lombardie avec beaucoup•de bonheur. II enleva au Seigneur de Cremone plusieurs places. Ses Trou-pes pénétrèrent dans l’Etat de Genes, & y occupèrent diverses places, en-forte que Thomas Fregofe , qui étoit Doge fut obligé d’en venir à uuTraité désavantageux. Le Commandant de la Citadelle de Bergame la U v J aau Duc pour trois mille ducats. II fe rendit aussi maître de plusieurs Ch a ‘teaux dans le Bressan & dans le Bergamafc, & il étoit fur le point de CoVsmettre la ville de Brefce. Les Malatesta & le Marquis de Ferrare,, allarmÇ*de tant de succès, demanderent du secours aux Vénitiens. Ces Républi-cains leur en accordèrent, & envoyerent même deux Ambassadeurs au P uCde Milan pour l’engager à suspendre les hostilités, mais il ne voulut P aSentendre parler d’accommodement. En 1420, ce Prince fit de nouveau*progrès, il contraignit Cabrin Fondulo de lui ceder Cremone pour tren^'cinq mille ducats, & tenta d’autres entreprises. Comme il craignoit si uSla République de Venise ne mît obstacle à ses conquêtes, il fit proposer aUSénat une alliance offensive & défensive. Son grand but étoit d’ôter p a , rlà une ressource à Pandolfe Malatesta, en quoi il réussit pareeque les V®'nitiens étoient alors mécontens de ce Seigneur. Le Traité fut signé ^24 de Fevrier 1421, Sí fournit au Duc de Milan les moyens de s’aggr al1 *dir. Le Marquis de Ferrare fut obligé de lui ceder la ville de Parme, f*ville de Castellione fut emportée, & Pandolfe Malatesta fe vit contrasde rendre Bresse pour trente-quatre mille ducats. Ensuite Carmagnole, ^ e "néral du Duc, pénétra dans l’Etat de Genes avec une armée. II asilesSavone, fans pouvoir la prendre, & alla investir Genes. Fregofe a vsllmis les Florentins dans ses intérêts, mais le Duc de Milan trouva vaof,de les gagner, & vint à bout de leur faire signer un Traité de neutral 1 ^'Fregofe embarrassé, parcequ’il manquoit d’argent, vendit aux Floren 0 !?Livourne pour cent-vingt mille florins. Cet arrangement piqua le D^ c rMilan, qui les accusa d’avoir violé la neutralité, & forma dès lors le “ esein de leur faire la guerre. Après une longue résistance, Fregofe fnt c ° '
00 Les mêmes.