D’I T A L I E. Lnr. XXIV. Cn. I.
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Contre lui selon les Canons, en cas de refus;fesant en même tems une IonMe énumération des griefs qu’on avoir contre lui. Dans la seffion sui-vante, tenue le 26 ou le 27 de Septembre, on cassa la promotion de l’Ar-chevêque de Florence au Cardinalat, comme contraire aux décrets du Con-cile , on désavoua & annulla auffi les bulles qu’on avoir supposées, par les-Scelles on feignoit que le Concile avoir consenti au choix de Florence ou^’Udine pour recevoir les Grecs. Le Concile écrivit auffi à l’Empereur®igismond, pour lui demander fa protection contre Eugene, & pour l’in-former que ce Pape avoir été ajourné. L’Empereur étoit alors languissant,*1 ne laissa pas d’écrire au Concile de ne pas pousser davantage Eugene,^'autrement il se joindroit aux autres Princes pour le soutenir. Cela n’em-Pêcha point que dans la seffion vingt-huieieme, tenue le premier d’Octobre,k terme marqué étant expiré, le Pape ne fût déclaré contumace. LesAmbassadeurs du Roi d’Arragon se retirerent du Concile avec protestation,^ cette démarche déplut fort aux autres Princes.
Cependant Eugene , enhardi par Je succès de la négociation de ses Lé-gats à Constantinople , publia le 18 de Septembre une bulle, par laquellejj transféroit le Concile à Ferrare, en vertu de la plénitude de fa puis-jnce. Les Peres de Vaste bien loin d’obéir à cette bulle, tinrent le 12P Octobre leur vingt-neuvîeme seffion, où ils déclarèrent nulle la transta-j^n du Concile, enjoignirent au Pape de la révoquer, & que s’ii ne la fc-*°it dans quatre mois, il demeureroit suípendu ; réfutant sa bulle de pointen point.
L’italie étoit toujours agitée par l’ambition des diverses Puislances. LeOuc de Milan travailloit à remettre les Génois fous fa domination, & ceux^ sollicitèrent les Florentins & les Vénitiens à les soutenir. Le Sénat deVenise & le Conseil de Florence les reçurent avec empressement dansEur alliance, & le notifièrent au Duc de Milan, qui n’en tint compte,Csisorte qu’on lui déclara la guerre. Pichinin commandoit toujours lessoupes du Duc & Sforze étoit à la tête de celles de Florence. Les Vé-nitiens, qui avoient besoin d’un Capitaine Général, le demanderent auxflorentins, qui le refusèrent pareequ’ils avoient dessein d’affieger Laques.Ce refus altéra la confiance mutuelle. Les Vénitiens choisirent pour Ca-pitaine Général le Duc de Mantoue. Sforze battit Pichinin , qui poure venger ravagea une partie du Pisan. II alla ensuite s’opposer au Ductse Mantoue, qui commandoit les troupes de Venise, qu’il pressa telle—firent, que le Sénat sollicita vivement les Florentins de faire marchersforze à son secours. Ce Général décampa de devant Luques, & entra«ans le pays de Reggio pour se porter sur Parme. Le Marquis de Fér-ié 11 ' 6 qui ne vouloir point se brouiller avec le Duc de Milan, s’opposa àJ 111 passage. Envain les Vénitiens presserent-ils le Marquis de désister de son^Pposition ; Sforze refusa auffi de passer le Po. Les Vénitiens lui retranchèrentc s appointemens, ce qui irrita fore les Florentins. Le Duc de Milan pro-^ a de cette mésintelligence, & gagna Sforze qui avoir beaucoup de cré-a Florence. Les Florentins firent la paix fans consulter le Sénat dedkù ^ rn ® me ^ ans ^ en donner avis. Philippe trouva auffi moyen de
relier le Duc de Mantoue du service des Vénitiens, & ce Prince fit un
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SïcîiouVIII.Histtired’Italie de-puis l'an1430 ;ti/-gu’à l’an1517 -
Cmîtimm-
tion desguerres enItalie.