Concile de.Fr r are.
HISTOIRE GENERALE
Section traité secret avec le Duc, qui lui fit espérer de le rendre maître du VerO-vm nois & du Vicentin.
Histoire 1,’année 1438 fut remarquable, non seulement par les querelles entre I ed r Italie (k-papg à le Concile de Balle, maïs encore par les vives disputes qu’il y eu§1T39 M- àns le Concile de Ferrare. Le 24 de Janvier on tint à Balle la trente-
qu’n l'an unieme seífion. On publia trois décrets. Dans le premier, où il s’agis*
rz!? soit des appels à la Cour de Rome, il fut statué que ceux qui seroient éïoí-
t~p • gnés de Rome de quatre lieues, feroient juger'les procès fur les lieux , &
Eugev- e est les appels légitimes des membres du Concile, se feroient au Concile ds
sujpendu Balle & non au Pape. Par le second décret, on ordonna, que-le Pape 21438. l’avenir ne donneroit plus de grâces expectatives, de réservations, & queles Bénéfices ne feroient donnés qu’à des gens doctes. Par le troisième»on dédaroit Fugene ' suspendu de toute administration dans le spirituel &dans le temporel, & que cette administration est dévolue au Concile («)•Le Cardinal Julien, qui avoit présidé jusques là au Concile , avoit quittaBalle au commencement de Janvier , óc Louis Alleman, qu’on appelloitle Cardinal d’Arles présida en fa place.
Beaucoup de Prélats s’étant rendus à Ferrare, le Cardinal Aìbergati, quele Pape avoit nommé son Légat, présida à la premiere selîion, qui se tintle 10 de Janvier, dans laquelle on déclara, que le Concile de Ferrare étoit'ltgitimement assemblé, & que celui de Balle y avoit été transféré pour detrès-jufies causes, pour travailler à Punion de l’Fgiise Grecque avec la : a*tine, & achever ce qui avoit été commencé à Balle ; que tout ce qu’oiî’feroit dans cette derniere ville après cette translation seroit nul, á moinsque celi ne tendit à la réduction des Bohémiens, ce qui seroit approuvepar le Concile de Ferrare ; enfin , que tous étoient absous du ferment'qu'ils avoient fait à Basse (/;). Quinze jours après , Eugene arriva à Fer-rare, & présida à une Congrégation générale, le 8 de Fevrier. 11 s’fplaignit des Peres de Balle, & déclara, que fi lui ou les siens se t r ou voient'coupables de quelques fautes, il se soumettroit volontiers à la correction'de- Peres. Deux jours après il régla les rangs pour la séance, & prési-da à la seconde session le 15 de Fevrier, où il déclara tous les décrets sé-ditieux de Bislé nuls, & que tous ceux qui continueroient cette assemblée,encourroient la peine de l’excommunication , privation de dignités #bénéfices , & feroient réputés inhabiles à l’avenir. Ordonnant à tousceux qui font à Balle pour la tenue du Concile, d’en sortir dans trentejours, fur les mêmes peines & censures, & aux Magistrats de cette viH®de les en chasser après ce terme expiré fur peine d’excommunication, dé-fendant enfin fur la même peine de porter aucune marchandise ou provi"fions dans la dite ville, si ceux qui y tiennent le Concile persistent dans let> ropiniâtreté.
Jrrívie de Dans ces entrefaites , l’Empereur Grec, accompagné du Patriarche dfmw Constantinople & de quantité de Prélats d’Orient, arriva à Venise, d'oUGrec. p ^voya cinq députés au Pape , pour l’informsr de son arrivée. Ayâ sttensuite remonté le Po, il fe tendit à Ferrare, où le Pape & les Cardin^’le reçurent avec de grands honneurs. Les Prélats Grecs refusèrent d e
O) Lenfant ubi sop. p. Z2. (i) Contin. de Fleuri T. XXII. p, 777.