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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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354 HISTOIRE GENERALE

Section Eugene tint à Florence le 23 de Mars une session , dans laquelle il ex-Vin. communia Amedée de Savoye, ses Electeurs & ses partisans , comme hé-Jji/loire rétiques & Schématiques, s’ils ne se repentoient dans cinquante jours.dipuis e i'an Les Peres de Balle, dans leur quarante - unieme session du 23 de Juillet,1*30 i«s- déclarèrent la sentence d’Eugene scandaleuse, injurieuse , schématique &jw’á l’an hérétique, défendant sur les plus séveres peines à toutes sortes de per-J . 517 * sonnes de la recevoir ou de la publier. Le lendemain, Félix, arrivé de*Eueene ex- P u ^ s * e 2 4 ^ J u in à Balle, sut consacré Evêque par le Cardinal d’Arles,communie & couronné solennellement. Dans la quarante - deuxieme session, tenueFélixV.fcfle 4 d’Août, on statua, que pour l’entretien de Félix, il auroit pendantses fau - cinq ans le cinquième denier du revenu de tous ies Bénéfices Ecclésiasti*tms. ques, tant séculiers que réguliers, & pendant les cinq années suivantes ledixieme denier, que les Bénéficiers seroient .obligés de payer fous peinede censures Ecclésiastiques, consentant que si quelque Nation n’approuvoépoint cette taxe, Félix pourroit convenir avec elle, & que les bénéficesd’Allemagne, qui, toutes charges acquittées, n’excéderoient point le re-venu de cinq marcs d’argent par an , ne seroient point compris dans ceDécret.

Morttragi- On a vu que le Cardinal Vitelleschi avoit servi avec succès Eugene. II sut^Tiescìs*' accu *® Lette année d’intelligence-avec le Duc de Milan contre les Vénitiensw e c u & les Florentins,on prétend même,que s’étant ouvert de son dessein à Pi*chinin Général du Duc, il avoit en vue de surprendre Florence & de sesaisir du Pontificat. Eugene chargea le Gouverneur du Château de §-Ange de l’arrêter par surprise ik de le tenir prisonnier. II fut effecti’vement surpris, & blessé parcequ’il voulut se défendre. II mourut peu detems après, soit de ses blessures, soit de poison. Louis Mediarota l' aIsuccéda dans l'Archevêché de Florence. Eugene lui donna le commande-ment de ses troupes, ik il remporta fur Pichinin une victoire complet*te, qui sauva la Toscane. Le Pape l’en récompensa par le chapeau d sCardinal (a).

Alphonse Le Roi d’Arragon, qui n’avoit en vue que de s’assurer du Royaume defait despro. Naples, ne se déclara d’abord ni pour Eugene, ni pour Félix V. amusantÂoyamede ^ un ^ i'nutre par de belles paroles. II écrivit cependant en Arragon deMphs. í n’y point recevoir les décrets du Concile de Bafle, jusqu’à nouvel ordre»& d’en rappeller ses Prélats. A l’égard de Félix, qui lui avoit écrit pa ,jrPattirer dans son parti, il lui envoya l'Archevêque de Palerme pour traitesavec lui & lui offrir de le reconnoitre, pourvû qu’il voulut confirmer #renouveller, tant pour lui que pour ses héritiers à perpétuité, le droitqu’il avoit au Royaume de Naples, en vertu de l’adoption de la Rein?Jeanne, & lui fournir cent mille écus d’or pour cette conquête. Je netrouve point quel fut le succès de cette négociation. Ce qu’il y a de cer-tain c’est qu’Alphonse se déclara pour Félix, & qu’il continua de pouís? sRené, à qui le nouveau Pape n’étoit pas favorable. Deux choses contr 1 'buerent à hâter ses progrès. L’une fut qu’Antoine Caldera, fils de J a l u ^mort en 1439, passa avec toutes ses troupes dans son parti, ce qui afs jl *blit fort celui de René. L’aucre de s etre ligué avec le Duc de Milan coN*

(a) Lenfant p. m, H2.