35 6 ' HISTOIRE GENERALE
Section II y avoit déja quelque teins que le Duc de Milan avoir charge' lès Atn*vin. basladeurs de traiter avec Félix , & de lui offrir de le rendre maître de
i 7 í/?w-î Bologne, & de lui remettre les places de l’Ëglise Romaine. II demandait
depuis* Van P our Texécution de ces offres, & pour défendre ses propres Etats 4 e1430/«/■ greffes sommes d’argent à Félix. Ce dernier en offrit une partie, & Phj*qu’à l’on lippe promit, au commencement de Tannée suivante , d’envoyer bientôtI 5 I 7 > une Ambassade à Balle, pour reconnoitre Félix; mais toutes ces belle 3“ T espérances s’en allerent en fumée (a).
timTe 11 Fé- Au mois d’Octobre, le Concile de Balle reçut des Lettres d’Alphonse»
Jíx v. avec qui wettoit ses six Royaumes fous Tobéiffance de Félix , & promettoìt en*le Duc de CO re bien de plus grandes choses, si on lui envoyoit un Légat à Latere .Miísln. On choisit pour cette dignité Jean de Ségovie, qu’on appelloit le Cardin 3 *à S a ínt -Calixte, à qui Ton donna un pouvoir fur toute Tltalie, & l eS
l’obéìjjìmce IHes adjacentes, afin de faire connoitre dans tout ce pays la justice dtlde Félix. Concile de Balle, de procurer la soumission au Pape Félix, & de ménagéla paix entre Alphonse & René d'Anjou (L).
Translation .Au mois d’Avril 1442,1e Pape Eugene transféra son Concile de Florenceau Concile & R 0 me, déclarant qu’on le continueroit dans TEglife de St. Jean de L 3 *tuoniT 1 ™ tran, quinze jours après son arrivée à Rome. Les Peres de Balle donne-1442. rent de fort mauvaises interprétations à cette translation , & publièrenthautement, qu’il n’avoit transféré son Concile à Rome, que pour avoir unprétexte de ne pas se trouver au Concile , qui devoir être convoqué enFrance ou en Allemagne (c). Us tinrent aussi le 9 d’Août leur quarante*quatrième session, où ils tirent un décret pour la fureté des Membres duConcile, & pour faire restituer leurs bénéfices à ceux qui en avoient été-dépouillés, à cause de leur séjour à Balle.
Diete de La concurrence des deux Papes causoit beaucoup d’embarras en Allenj 3 *Francfort, gne, quand il falloit pourvoir aux Bénéfices vacans. Pour y remédiéTEmpereur avoit indiqué une Diete à Francfort. Le Cardinal d’Arlesdeux des Cardinaux de Félix y parurent de la part du Concile ; les Lég 3tSd’Eugíne s’y trouvèrent aussi. Frédéric étoit fur le point daller se fai recouronner à Aix-la-Chapelle, desorte qu’il nomma des Commissaires po urentendre les parties en son absence. A son retour , après avoir oui to uCce qui s’étoit passé, il résolut, avec le conseil des Princes, d’assembler u!1Conci’e dans une autre ville que Balle & Florence, & en attendant de p er 'íìster dans la neutralité (d).
Les Fe\es L’Empereur, en s’en retournant, passa proche de Balle, où p!usie' irStic Baji-e ( Cardinaux le sollicitèrent d’entrer , ce qu’il refusa, leur demandant se^ e 'Ta tenue " tnent d’écouter les Ambassadeurs, qu’il avoit envoyés. Ceux - ci insisterezd’im autre fortement sor la tenue d’un nouveau Concile, & enfin après bien des c® 13 'Gmcite. testations les Peres de Balle y donnerent leur consentement. Frédéric
tra alors solemnellement dans la ville ; & après y avoir demeuré trois jour s »il rendit une visite au Pape Félix, fans le traiter néanmoins en Pape.partit le lendemain, & Félix quitta aussi Balle pour aller.'à Lausanne, s° u
(a) Contin. de Fleuri T. XXIT p. M, (c) Le même, p. 174;363. Lenfmtl. C. p.- 137 .
QO Le même, p. 364.,